Voir U V, p. û8 et suivantes
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LIVKi; XXVIII. 137
n'avoir aucun égard à la protestation que l'administration provisoire de cette ville avait formulée contre le décret du 35 décembre; 2° de créer. un nouveau département français dont Bruges serait le chef-lieu; 3° de maintenir, comme commissaire national dans cette ville, le citoyen Sta*, ex-procureur-syndic du district de Lille, dont les talents et ie patriotisme étaient connus *.
Ca ni bon, appuyé. par le girondin Louvet et le montagnard Osselin, demanda et obtint que le pouvoir exécutif fût tenu de rendre compte de ce qu'il avait déjà fait pour l'application du décret. C'était le confirmer implicitement et répondre par une fin de non-recevoir iiux plaintes réitérées de la Belgique. . *
Déçues dans leur espoir de voir apporter au moins quelque tempérament à l'exécution des mesures provoquées par Danton et ses collègues, les autorités municipales résolurent de profiter de la. réunion des assemblées primaires, que le décret lui-même avait ordonnées, pour faire nommer une convention belge qui, parlant au nom de la nation entière, aurait peut-être plus de chance d'être écoutée.
Dumouriez voyait avec un vif mécontentement la direction des esprits lui échapper dans un pays qu'il regardait comme sa conquête. Aussi encouragea-t-il vivement cette idée, peut-être même l'inspira-t-il aux
1. C'est co même Sla dont Dumouriez avait signalé les dilapidalioiis au minisire de la guerre (t. V, p. 57 et 69). Le club de Bruges le prenait sous sa protection comme avaient Tait les jacobins de Bruxelles six semaines auparavant pour le fournisseur d'fîspiigniic (voir platement t. V, p. 55).
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nombreux amis qu'il s'était ménagés dans h plupart des localités flamandes. Mais cette tentative de réunir dans une seule assemblée toutes les forces vives du pays échoua devant les antipathies locales et devant les préjugés de caste. D'ailleurs, les commissaires de la Convention mirent bon ordre a ces velléités d'indépendance. Par un arrêté signé Danton, Lacroix et Gbssuin, il fut fait défense, aux électeurs nommés par les assemblées primaires de se réunir, sous peine d'être poursuivis comme perturbateurs du repos, public.
Par contre, tout ce qui pouvait hâter l'annexion était favorablement accueilli. Ce fut du pays de Liège que vînt la première demande officielle. Le 23 décembre, les administrations provisoires des deux petites villes de Spa et de Theux, convoquèrent leurs concitoyens pour voter \n déchéance du prince-évêque, la rupture de tout lien avec l'empire germanique, et la réunion à la France. Liège et toutes les communes environnantes émirent bientôt le même vœu.
Dans la séance du 31 janvier, au moment même où la Convention venait de déclarer que le comté de Nice faisait partie intégrante de la République française. Danton s'élance à la tribune.
« Ce n'est pas, dit-il, seulement en mou nom, c'est au nom de tous les commissaires envoyés par vous en Belgique, que je viens demander le même décret pour le peuple belge. Cette réunion, vous l'avez déjà préjugée par votre décret du 45 décembre. Je ne demande rien à votre enthousiasme, tout à votre raison. Les limites de la France sont marquées par la nature ; aux
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