LES CARMES ET SAINT-FIRMIN
Peltier et Roch Marcandier donnent pour ces deu prisons en bloc le nombre de 2/ifi victimes. Suivant Prudhomme, il y aurait eu :
Aux Carmes 75 morts, dont 2 laïques.
A Saint-Firmin 77 morts, dont 1 laïque.
Ensemble 152
On procès-verbal authentique, dressé le 18 octobre 1792 par Daubanel, greffier de la justice de paix de la section du Luxembourg, et par Lemaître, secrétaire de la même section, constate que 120 prêtres périrent au couvent des Carmes; que 30 furent sauvés, dont 16 furent soustraits, dit le procès- verbal, « à la sévérité du peuple » et conduits ensuite au comité de la section, d'où ils ont été remis en liberté; 14 s'étaient évadés par-dessus les murs.
Le chiffre de 120 est également donné par l'état du comité de surveillance; c'est celui que nous adoptons.
D'un état mortuaire dressé le 12 octobre 1792 par les commissaires de la section des Sans-Culottes (Jardin-des-Plantes), il résulte que Saint-Firmin contenait 92 prêtres, sur lesquels 15 furent sauvés; ce qui donne 77 morts.
Une lettre du secrétaire du comité de la même section (le fameux Henriot), conservée également aux archives de l'Hôtel de Ville, déclare que sur 93 prêtres emprisonnés à Saint-Firmin 79 ont été mis à mort « par la juste indignation du peuple. »
L'état du comité de surveillance accuse 76 décès. Nous adoptons le chiffre de 79 décès donné par Henriot.
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
NOTES
B1CÊTRE.
Les chiffres donnés par Prudhomme et Barthélémy Maurice varient de 163 à 171. Peltier, dans sa nomenclature, omet de comprendre cette catégorie de prisonniers.
L'état du comité de surveillance avoue 159 décès; un autre état dressé par l'économe de la prison donne le chiffre de 170.
C'est à ce dernier que nous croyons devoir nous arrêter
LA SALPÉTR1BRE.
Peltier et Barthélémy Maurice évaluent à 15 le nombre des prisonniers, mais le procès-verbal dressé à l'instant même par les commissaires de la section du Finistère (nous l'avons donné en partie page 317) ne peut laisser aucun doute sur le chiffre de 35 décès. C'est également le chiffre donné par l'État du comité de surveillance. Seulement, au lieu de 52 mises en liberté avouées par les commissaires de la section du Finistère, cet état en constate 213. Ce chiffre doit être le véritable, à raison des tendances des égorgeurs à délivrer tout ce qui pouvait servir à leurs appétits de débauche.