Procès- verbaux de la commune
Séance du 2â août. — « Sur un arrêté de la section de l'Oratoire, le conseil arrête que les deux membres qui iront à l'Assemblée nationale y demanderont les pétitions qui ont été faites contre la journée du 20 juin et en faveur de M. de La Fayette. »
Séance dit 29 août. — « La section des Sans-Cnlottes se présente au conseil pour demander un local où les députés des sections nommés ad hoc puissent se réunir pour constater les signatures des vingt mille. On applaudit à leur zèle et on leur accorde la salle de la Société fraternelle, aux Jacobins, avec invitation à la Société des Jacobins de vouloir bien accéder à cette mesure. »
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HISTOIRE DE LA TERIl lïUlt.
chées aux portes mêmes des maisons que les individus désignés habitaient1.
Le décret du 30 août qui cassait la commune insurrectionnelle vinl un instant arrêter le comité de surveil-
\. A propos de ces listes de proscription que l'on affichait aux portes mêmes des suspects, nous donnons une lettre qui prouve que les gardes nationaux, dont les tergiversations et l'indifférence avaient amené les catastrophes du 20 juin et du 40 août, ne trouvaient pas grâce devant les prescripteurs. Elle est de ce commandant de bataillon de Sainte-Marguerite, Bomuiud, dont nous avons déjà, dans notre 3' volume, p. 222, donné une autre lettre dans laquelle se reflète admirablement le caractère du bourgeois indécis qui veut être bien avec tous les partis, et qui prend ses précautions en conséquence. On voit queBonnaud y réussit fort mal. Comme bien d'autres, il dut comprendre trop lard qu'il n'y a jamais rien de bon a attendre de la démagogie, quand bien même on a cherché à pactiser avec elle et qu'on lui a sacrifié ses convictions et sa conscience.
Voici la lettre qu'il adressait, le 1er septembre, au président de l'Assemblée législative (nous en respectons le style et l'orthographe) :
a M. le Président, « J'ai l'honneur de vous observer que le sieur Momoro, présidant la section des Cordeliers, dite de Marseille, vient de faire imprimer au Cercle social, rue du Théâtre-Français, n° 4, la liste des électeurs qui s'assemblaient à la Sainte-Chapelle, dans laquelle il a inséré et fait insérer mon nom. Cependant, je jure que je n'y ai jamais entré. Cette ailomnie atroce m'a fait perdre la confiance de mon quartier, qu'une conduite sans reproche m'avait méritée après quarante ans que j'y demeure, parce que le peuple confond celte liste anonyme avec (a civile. C'est d'après cette calomnie, contre laquelle j'ai protesté et fait imprimer, que la section de la rue de Mon treuil, où je demeure, vient de faire imprimer et afficher, jusqu'à ma porte, une liste dans laquelle elle a mis mon nom sans autre formalité nî information. On m" a fait, eo conséquence, toutes sortes d'outrages, désarmé jusqu'à mon épée, après les avoir commandés honorablement depuis le premier jour de la révolution jusqu'au 15 de ce mois, que les vexations m ont forcé à
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