COMITE DB 8AL0T PDBLIO
Séance du 29 trptembre 1793.
Préseols : Barère, Carnot, Billaud-Varennes, Hérault, Prieur (de la Càte-d'Or) et Prieur (de la Marne).
Le Comité de salut public, d'âpre les renseignements qu'il a reçus des représentants du peuple envoyés près de l'armée des côtes de Brest, a arrêté que le citoyen Carrier, représentant du peuple dans le département d'illo-et- Vilaine, se rendra sur-le-cbamp à Nantes, ppur l'exécution des mesures prescrites par le décret du S aotlt dernier, concemant'Ies divers membres des autorités constituées à destituer et pour y prendre, conformément aux pouvoirs qui lui son délégnAi, tmles les mesares de salut public.
fut iovenlée la Tameuse conspiratiOD des prisons. Des généraux sacritiés par la Révolution, le seul qui eût avili son épée périt sur l'échafaud av^ Gobel, l'évéque apostat, l'extravagant Gliaumette, le malheureux Dillon et la veuve de Camille Desmoulins. Son histoire présente un grand enseignement. Elle montre qu'à une ^>oque 011 la démagogie semblait priser la soumission comme la première vertu d'un chef militaire, cette criminelle défaillance était impuissante elle-même à assurer une entière sécurité. Beysser ne put échapper à la proscrip- - tion, quoiqu'il eût eu la faiblesse de servir les proscripleurs.
Comme tous les gouvernements qui cachent, sous le despotisme de la forme, la fragilité de leur nature, le Comité de salut public n'admettait pas qu'on résistât i ses volontés; mais, ce qu'il redoutait le plus, c'était la résistance des commandantsd'armée. Créé le lendemain de la défection de Dumouriez, avec la mission de prévenir le retour d'événements heureusement fort rares pour notre honneur militaire, il devait, par ta ici même de sa constitution, considérer la moindre omission, la moindre négligence, la moindre fente comme autant de crimes qu'il fallait impitoyablement réprimer. Parmi les généraux, ceux qui avaient commencé leur carrière sous la monarchie étaient les plus suspects et furent les premiers atteints. Le Comité se rendait parfaitement compte que le dévouement suppose une personne envers
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