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180 HISTOIRE DE LA TEBREliR.
sang-froid avec lequel sédiclaient ces alrocilés, ou de l'ironie qui inscrivait, dans de pareils actes, la mention des égards dus Si l'humanilé. Il est vrai que la philanthropie des démagogues avait une façon toute spéciale de s'eiercer ; elle consistait à entasser les femmes, les vieillards et les enfants dans des prisons dix fois trop étroites, où les maladies contagieuses les enlevaient par centaines, quand la fusillade ou la guillotine ne venait pas abréger leur supplice.
Sur la proposition de Thuriot, qui fit remarquer qu'il y aurait peut-être des citojens patriotes et vertueux dont les propriétés seraient dévastées, on ajouta une dernière disposition digne des précédenles.
« les biens des rebelles de la Vendée sont déclarés appartenir à la République. Il eu sera distrait une portion pour indemniser les citojens demeurés fidèles k la patrie des pertes qu'ils auraient souffertes'. »
Pour exécuter de pareils ordres, il fallait un chef de bandits et non un général. La Convention le rencontra
Nous avons déjà eu occasion de parler de ce sinistre personnage et de son rôle actif dans les prisons, les massacres des 2 et 3 septembre 1792". Ces gages donnés à la révolution l'avaient rendu cher k la faction jacobine et, quand on organisa les bataillons de volontaires pour la Vendée, il reçut, avec legrade delieutenant-
*. L'arrôlé du Corait* de salut public qui Bervit de baie à ce décret est signé Goutbon, Barère, Saint-Just, Tbnriot, Hérault-Sécbellee et Robespierre. H inaugurait l'entrée de ce dernier au Comité.
S. Tooie II, liage U7, et tome III, page S65.
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