LIVRE XXXVIir
vieodroat plus. » Marat appuie la proposîlion de RhuI et lance ses injures ordioaires contre ses contradicteurs, qu'il traite d'imbéciles, d'aristocrates, de complices de Dumouriez *.
Guadet fait sortir la discussion des bas-fonds où V Ami du peuple l'a entraînée et la porte sur la question véritable. Il déclare que de nouveaux complots se trament, qu'à la mairie, dans une assemblée de prétendus membres des comités révolutionnaires, on a résolu de mettre en arrestation tous les hommes suspects, c'est-àdire, suivant TexpressioD énergique de l'orateur girondin, « tous ceux qui n'ont pas patente des honorables journées du 2 septembre et du 10 mars. » Les murmures de la gauche et des tribunes empêchent quelque temps Giiadet de continuer. Cependant il peut enfin reprendre son discours : « Jusques à quand, citoyens, dormirez- vous sur le bord de l'abime? jusques à quand remettrez -vous au hasard le sort de la liberté? Il en est temps encore, prenez de grandes mesures ; vous sauverez la République et votre gloire compromises, tes autorités de Paris ont souvent dépassé les limites que leur imposaient les lois. Elles se sont permis d'en interpréter le sens. Je demande qu'elles soient cassées. Elles peuvent être remplacées par les présidents des sections. Je demande en même
1. Malgré soQ triomphe populaire, Harat était tombé tellement lias dans l'estime rie ses collègues , que nous lisons ce qui suit dans le procès-verbal officiel de la séance du 10 mai :
I Un membre, inculpé par Uarat, veut repousser ses calomnies ; la Convention refuse de l'entendre et passe à l'ordre du jour motivé sur le décret du i courant, qui déclare que les calomnies de Harat ne pL'Uvent offenser personne. »