‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 3)Chapitre 19 sur 205 · Voici le texte même de ces deux décrets · texte numérisé non relu

Voici le texte même de ces deux décrets

LaConvention nationale décrète qu'il sera furmé dans chaque grande ville une garde de citoyens ohoisis parmi les moins fortunés, et que ces citoyens seront armés et salariés aux frais de la République.

La Convention charge son Comité militaire de lui fdire un rapport sur le mode d'exécution du présent décret.

La Convention nationale décrète que dans chaque section de la République, oii le prix des grains ne se trouvera plus dans une juste . proportion avec le salaire des ouvriers, il sera fourni par le trésor public un fends nécessaire qui sera prélevé sur les grandes fortunes et avec lequel on acquittera l'excédant de la valeur du pain, comparé aux pris des salaires des citoyens nécessiteux.

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plus qu'à solder également les sans-culottes qui se rendraieut aux assemblées de sections pour en chasser ceux qui voudraient élever la voix contre ces tyrans d'un nouveau genre. C'est ce que fera voter bientôt le même Danton, et alors le système sera complet.

Le 3 avril, la Convention avait ajourné au lendemain la discussion du. projet présenté par Isnard pour la transforoiation du Comité de défense générale. A l'ouverture de la séance du 5, le députa girondin signale l'urgence d'une décision à cet égard : u Le pouvoir exécutif est en ce moment complètement désorganisé et ne veut plus rien prendre sur lui; il refuse de faire quoi que ce soit sans l'approbation du Comité. Or ce Comité, entouré de méfiances, harcelé de calomnies, n'ose lui-même rien approuver. D'ailleurs, il est organisé de telle sorte qu'il ne peut faire le bien, chaque membre de l'Assemblée ayant droit d'assister à ses délibérations, de les" entraver par mille incidents et d'en livrer le secret à la curiosité publique. Quant à moi, je demande que la discussion s'ouvre à l'instant même et je déclare donner ma démission de membre du Comité. »

— Il Je la donne également, ajoute Bréard, et j'ap- ■ puie la proposition d'Isnard. Je vous dis, avec la conviction d'un honnête homme, que si vous voulez sauver la République, il est temps que vous y songiez. Comment voulez-vous que votre comité prenne des misures effi-

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