‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 3)Chapitre 21 sur 205 · LIVRE XXXIII · texte numérisé non relu

LIVRE XXXIII

Le lendemaia 6, Isaard vient soumettre à l'Assemblée le travail des cinq commissaires. D'après le projet , il devait être formé par appel Dominai un comité de salut public composé de neuf membres. Ce comité devait délibérer en secret. Il était spécialement chargé de surveiller et d'accélérer l'action du pouvoir exécutif. Il pouvait suspendre les arrêtés des ministres lorsqu'il les croirait contraires à l'intérêt national, à la charge d'en informer sans délai la Convention. Il était autorisé à prendre, dans les circonstances urgentes, des mesures de défense générale intérieure et extérieure. Ses arrêtés devaient être pris en présence des deux tiers au moins de ses membres et exécutés sans retard par les minisires. Aucun mandat d'arrêt ou d'amener ne pourrait être déceroé par lui, si ce n'est contre les agents d'exécution, et à charge d'en rendre compte aussitôt à la Convention. Cent mille francs de dépenses secrètes lui étaient alloués. Il était tenu de faire chaque semaine, par écrit, un rapport général, de ses opérations et de la situation delà République. Il ne devait être établi que pour un mois.

A peine Isaard est-ii descendu de la tribune que Buzot s'y élance.

« La mesure, dit-il, que l'on vous propose n'est que la reproduction du décret qui a été présenté le 10 mars, combattu si vigoureusement par La Réveilière et rejeté par l'Assemblée^. Les mêmes raisons doivent vous f^ire prendre la même décision; le comité aurait toute la

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