‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 4)Chapitre 102 sur 200 · LIVRE XXX. ,S · texte numérisé non relu

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d'aller chercher les individus auxquels on donnait charge d'âmes, et qui, après comme avant leur consécration, ne méritaient, par leurs mœurs et leur manque complet de dignité, que mépris et dérision '.

Quand la Constituante déclara sa mission achevée, le schisme existait dans tous les diocèses, dans toutes les paroisses, dans toutes les familles*. La Législative s'entêta dans l'eri^ur commise par sa devancière. Elle mit en pratique la maxime qu'en un moment d'égarement Barnave avait eu l'imprudence de proclamer : Périssent les colonies plutâl qu'un principe! Pour soutenir l'œuvre de la GoastituaDte, elle eut recours aux

1 . Commi? nous n'aiirions à invoquer que deâ témnignagas qui ne puissent êire contesLés, nous nous contenterona de citer à l'appui de nos appréciations te portrait que trace de l'évèque dB la Vendéo SI. Louis Blanc (t. VIM, p. 4T'J, sur le témoignage du républicain Mercier Durocher, l'un des administrateurs de ce département :

I Rodrigue», curé do Fougères, élu évoque de Fonlenay, Ht son entrée dans celle villa sur une petite rosse très-maigre; il était en l)otlBS fortes- it avait sa souUne retroussés et un béton à la main. Au romptimcnt de réiicitation qui lui fut adressé par un orateur patriote il secoua la l6le, haussa les épaules et se hita de gagner une hôtellerie. Cet homme est un parfait égo'i^le qui n'a jamais connu que les émoluments de sa place, i

S. Voir le rapport que Gallois et Gensonné, commissaires nommés par la Constituante, firent à l'Assemblée législative au début de la session. Ils y établirent que l'obligation imposée à tout ecclésiastique de prêter le serment constitutionnel avait été le signal des troubles, que la division des prêtres en assermentés, en non assermentés, avait produit ane véritable scission dnns te people des paroisses, causé la désorganisation des municipalilés et amené la dispersion des gardes nationales rurales; enfin que les campagnes troublées ne demandaient que deux choses : le retour de leurs curés et la liberté des opinions religieuses.

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procéder les plus draconiens de l'inloléraoce. Or, l'intoléranoe ressemble à ces remèdes violenls dont certains tinipin(|ucs doublent la dose à cliaque crise qni vient assaillir leur malade ; celui-ci paraît éprouver quelque soulageaient, mais bientôt les convulsions redoublent de violence, et le patient meurt au moment où le cbarlalan pn.Jlend l'avoir guéri.

On croyait avoir éleint les plaintes des campagnes de rOnesl, parce qu'elles n'arrivaient plus jusqu'à Paris. On croyait avoir vaincu toutes les résistances, parce que la tr'anquillité matéiielle n'était plus troublée. Mais le feu couvait sous la cendre.

Los populations abandonnaient les églises où jadii elles se pressaient ; eilcs allaient an fond des bois, dans les métairies les plus reculées, dans des grolles presque inaccessibles, cliercher les sacrements qu'elles auraient eu horreur do recevoir dos mains d'un prêtre constitutionnel. Elles n'avaient qu'une pensée, conserver intacte la pureté de la foi de leurs pères'.

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