‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 4)Chapitre 161 sur 200 · Cet ordre du jour est ainsi ceocu · texte numérisé non relu

Cet ordre du jour est ainsi ceocu

I Le général prévient la partie de ses braves soldais qu'il n'a pas vne hier, que des affaires indispensables l'ont obligé d'allerà Condé; il revient ce soir. Il adresse avec cet ordre l'exposé de sa conduite et de ses iatentions qu'il a promis hier à l'année ; il no (enlera point de

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DuiDouriez se met en route de très-bonne heure. Il est tellement impatient d'arriver, qu'il n'altead («s l'escorte qui doit l'accompagner. Il D'à avec lui que ses aides de camp, huit hussards, son secrétaire et ses domestiques, ea tout trente chevaux. Mais qu'importe! dans une heure i[ sera à Condé au milieu de ses r^ ments de cavalerie les plus dévoués; dans deux heures il sera ëi la frontière, où il trouvera les généraux autrichiens; après avoir signé le traité qui assure la neulralité de l'ennemi, il pourra revenir à son quartier géDéral donner à toute l'armée l'ordre de marcher sur Paris dès le lendemain 5 avril.

A quatre ou cinq kilomètres de Condé, entre les villages de Fresnes et de Doumet, il rencontre l'aide de camp de Neuilly qui lui apporte la lettre dans laquelle le général lui conseille de ne pas aller plus loin, à raisoD de l'efTervescence qui règne dans la garnison. Mais il est trop tard pour reculer; Dumouriez renvoie l'aidede camp avec ordre à Neuilly et au IS""* régiment de cavalerie de venir le rejoindre au village de Doumet, dMitil n'est séparé que par quelques centaines de pas. Mais, eo ce moment, apparaissent trois bataillons de volontaires marchant avec leur bagage et leur artillerie. Dumooriei s'étonne de ce mouvement qu'il n'a pas commandé et

leur donner aucune impuIsioD étrangère à leur volonté, il est bita persuadé que la force et l'habileté de ses intenlions suffiront ponr leur Taire prendre et suivre ffveo courage le seul parti qui nous reeto pour sauver notre pays.

■ Les officiers généraux et supérieurs des corps voudront blee donner tieaucoup de publicité à cet ordre et h l'imprimé qni y e«l

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qui va renforcer la Rarnison deCondé de troupes irèspeu sûres. Il s'avance vers ud officier cl lui demande briiscjuement où vont ces balailloûs :

Il A Valencienoes.

— MaJB voHs tournez le dos à celle ville... »

Ce colloque attire l'attention des volontaires qui marchent en tête de la colonne ; ils s'arrêtent et entourent le groupe foriDé par le général et sa suite. Déjà quelques propos menaçants se font entendre , car Dumouriez a élé reconnu. Dans la crainte de se voir enlevé, lui et sa faible escorte, par cette troupe qui ne paraît pas animée pour lui de bonnes intentions, il quille la roule et se dirige vers une maison de Doumet, où il compte mettre pied à terre et écrire l'ordre aux trois bataillons de retourner au camp de Bruille qu'ils viennent de quitter.

A peine a-t-il fait quelques pas dans le chemin de traverse, que des cris tumultueux s'élèvent du bataillon de l'Yonne, qui est le plus rapproché. Les noms de traître, de rebelle lui soûl lancés pendant qu'il s'éloigne. Bientôt on s'encourage à le poursuivre. « Arrête! arrête! » crie-l-on de toutes parts. Le commandant du balaillon, Davoust', guide lui-même les volontaires. Dumouriez pique des deux, mais, ne connaissant pas les localités, il s'engage dans un terrain marécageux. Ues coups de fusil sont tirés sur lui el sur sa suite; toute la colonne s'ébranle et, pendant qu'un bataillon lui coupe la route de Gondé, un autre intercepte celle du camp de

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