Nous avons déjà parlé de celte lettre, t. il. p
immédiatement mandé à la barre et que les scellés soient apposés sur ses papiers. »
Ce coup de théâtre, habilement préparé , jette l'Assemblée dans une extrême agitation.
Ducos appuie la proposition de Gasparin, « car, s'il est Tarai des hommes que Ton vient de dénoncer, il est encore plus l'ami de la chose publique, et il veut savoir si, oui ou non, les hommes qui, depuis quatre ans, sont en possession de son respect et de son estime en sont toujours dignes. » Lanjuinais demande , avec sa franchise toute bretonne, que Gasparin soit mis en arrestation pour avoir pendant cinq mois trahi la patrie en gardant pour lui un secret si précieux. Marat et Robespierre jeune répondent par des récriminations contre Roland qui, prétendent -ils, a été saisir lui -même des papiers importants chez Thierry, à la campagne. Guadet réclame la parole; le montagnard Turreau soutient que les députés accusés ne doivent pas être entendus avant l'interrogatoire de Boze.
— « Prétendez-vous, lui répond Guadet, me mettre au secret?
— « Qu'on les envoie à l'Abbaye , ajoute ironiquement Boyer-Fonfrède, et qu'on leur donne les juges du 2 septembre ! »
Guadet obtient enfin la parole.
« J'admire, dit-il, avec quelle lenteur s'est réveillé dans l'âme de Gasparin l'amour de la patrie et de la liberté. J'admire comment, dépositaire d'un complot qui, à l'en croire, compromettrait la chose publique, il a attendu, non pas qu'il eût des preuves, il n'en a point,