‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 5)Chapitre 218 sur 279 · Voir plus haut, page · texte numérisé non relu

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seul, M. Louis Blanc, ose affirmer que jamais la capitale ne fut plus tranquille qu'au moment où la Convention vola la mort de Louis XVI 1.

4 . M. Louis Blanc, page 46 du VIIIe volume de son Histoire de la Révolution, déclare vaguement que le fait est attesté par les journaux et les documents officiels, mais il ne cite que le journal de Prudhomme, les Révolutions de Paris. Voilà, il faut en convenir, une bien imposante autorité! Qui ne sait que ce journal, rédigé sons l'influence des puissants du jour, ne diffère que par le style du journal d'Hébert et des aulres feuilles démagogiques; qu'il est rempli des mêmes mensonges et des mêmes absurdités? Nous en avons donné assez de preuves dans nos précédents volumes et notamment tome IV, page 418, pour que nous croyions avoir besoin de revenir sur ce chapitre.

Dans l'intérêt de sa thèse, M. Louis Blanc ne parait pas se souvenir de ce qu'il a dit lui-même, quelques pages plus haut (page 37} lorsqu'il nous montre a Paris livré aux mouvements les plus orageux, la crise du travail se développant, la famine et le soupçon inspirant d'homicides conseils. »

Est-il possible de soutenir raisonnablement que l'agitation des derniers jours de décembre avait subitement cessé à l'approche du jugement du roi ? C'est le contraire qui devait naturellement se réaliser, et c'est ce qu'attestent tous les documents officiels, quoi qu'en puisse dire M. Louis Blanc.

Si nous parcourons les registres mêmes des sections parisiennes, nous voyons, dès le 45, les Gravilliers proposer aux quarantesept autres sections de nommer des délégués spéciaux, chargés de se réunir dans la salle capitulaire de l'Évêché pour veiller à la sûreté publique. Or, durant toute la Terreur, tous les grands mouvements parisiens ont commencé par des réunions illégales de prétendus délégués des sections dans cette même salle de l'Évêché. Un grand nombre de sections adhèrent à cette mesure et envoient leurs commissaires. D'autres délibérations parlent des circonstances périlleuses où se trouve la chose publique (Mail, Mauconseil, 45 janvier), des dangers qui paraissent menacer les prisons (Droits- de -l'Homme, 45 janvier, Poissonnière, 46 jan-

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