‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 173 sur 267 · Logographe, p · texte numérisé non relu

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perses par la foule et qu'ils ont cru devoir revenir au sein de l'Assemblée. Ainsi avorte misérablement cette tentative de conciliation annoncée si pompeusement un instant auparavant.

Le tocsin , dont le son lugubre ne s'est pas fait entendre depuis plusieurs heures , est sonné à toute volée aux églises qui avoisinent le Château et l'Assemblée; des feux de peloton éclatent jusque sous les fenêtres de la salle du Manège; quelques députés se lèvent comme pour sortir , leurs collègues leur crient : « C'est ici que nous devons mourir * ! »

Le président annonce que la décharge si rapprochée que l'on vient d'entendre, a été faite par les Suisses qui ont accompagné le roi et qui ont tiré en l'air. « Ils se retirent les armes sous le bras, » ajoute Lacroix. Le ministre de la marine, Dubouchage, paraît à la barre : « Je viens , dit-il , de donner, au nom du roi, l'ordre aux Suisses de retourner dans leurs casernes , il leur est expressément défendu de se servir de leurs armes ; je prie l'Assemblée de les faire accompagner par des officiers publics pour les protéger dans leur retraite. )) Sur-le-champ il est décidé que les municipaux, présents à la séance, reconduiront les Suisses 2. En effet, ainsi que Dubouchage venait de l'annoncer, dès que le bruit de la fusillade s'était fait entendre, Louis XVI avait expédié aux Tuileries, par un fidèle serviteur qui se trouvait à ses côtés, M. d'Hervilly, un ordre écrit

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