‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 359 sur 371 · IL · texte numérisé non relu

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4. IL 34 : « Ergo auctorum omnium consensione liquet Pipinum electione Francorum regem fuisse factum, neque alia ratione dejectum Childel'icum; ut haec ad Zachariam referre, proprio ac stricto^ ut aiunt, verborum sensu, nihil aliud sit, quam toii antiquitati illudere ».

424 LE POUVOIR DES PAPES DANS l'oRDRE TEMPOREL.

soit patristique, n'a aucune valeur juridique. Il critique sévèrement les papes qui ont pris Grégoire pour modèle, notamment Innocent III et Boniface VIII ^ Il montre aussi que, dans saint Bernard, la théorie des deux glaives n'a pas le même sens que sous la plume de Boniface VIII ; que l'abbé de Clairvaux n'a pas mis le glaive matériel dans la main du pape; qu'il ne l'a même pas mis sous sa dépendance; qu'il a seulement pressé le pape d'exhorter l'empereur à tirer le glaive pour la croisade ^. Surtout il s'efforce de démontrer que les abus d'autorité commis par certains pontifes, même ceux qui ont eu pour témoins des conciles, n'engagent aucunement la responsabilité de l'Église et que les conciles n'y ont point participé -K

Au commencement du siècle dernier, la doctrine du pouvoir indirect trouva en France un brillant et puissant interprète. Lamennais ^' fit le procès du premier article de la Déclaration de 1682 et, avec sa verve coutumière, il revendiqua hautement pour l'Église et pour le pape le droit d'intervenir dans le gouvernement des sociétés civiles. AfTre maintint contre lui les maximes de l'Église gallicane ^. Il se borna du reste à résumer Bossuet. De son côté, Lamennais donna, dans sa dissertation, une place bien plus considérable au raisonnement qu'à l'histoire. Ni l'un ni l'autre n'apporta un seul fait nouveau. Quanta l'Italie, elle n'attendit pas le dix-neuvième siècle pour prendre position à l'égard de Bossuet. Dès le milieu du siècle précédent, Bianchi ^' publia une réfutation en règle de la Defensio. Selon lui, la négation de la suprématie tempo-

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