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LA SCIENCE DES ANGES

élus combleraient, tout au plus, avec quelque excédent, les vides faits parles auges rebelles \

Avant saint Augustin, on admit généralement que les anges résidant au ciel avaient ignoré le mystère de Tincarnation jusqu'au jour de l'ascension du Sauveur^ et que les anges répandus dans l'air avaient été instruits des dogmes de la foi par l'Église. Trois textes scripturaires servaient à appuyer ce sentiment : l'endroit de YEpitre aux Ephésiens où saint Paul dit que les principautés et les puissances ont été instruites par l'Église des trésors de la sagesse de Dieu^; les passages suivants d'Isaïe et des psaumes : Quel est celui qui s>ieîitd'Edom'^ ? Quel est ce roi de gloire '• ? dans lesquels on croyait reconnaître des questions posées par les anges du ciel au moment de la rentrée du Sauveur dans le royaume de la gloire ^. Saint Augustin répudia cette exégèse, et il enseigna que les anges avaient connu l'incarnation avant qu'elle fût réalisée ^. Pour écarter l'objection soulevée par le texte de VEpître aux Ephésiens, il expliqua que l'apôtre avait en vue, dans cet endroit, l'Église angélique ^.

On connaît les deux principales solutions qui furent données

1. Enchirid., 29, M. 40. 216; De civilale, 22. 1. 2, i^I. 41. 752. Il incline à croire que les anges ne sont pas aussi nombreux que le genre humain (voir De civit. 20. 14, M. 41. 680), mais en somme il ignore [De civit. 15. 1, p. 437). Dans : Quaesliones cvanr/el. 2. 32, M. 35. 1344, il applique aux justes et aux pécheurs la parabole des quatre-vingt-dix-neuf brebis.

2. Ephes. 3. 10. Voir saint Gkiîg. de Nysse, In Canlic. llomil. 8, M. 44. 947; saint Jérôme, In Ephes. 3. 10, M. 26. 483; saint Jean Ciirys., In Ephes., hom. 7, 1, M. 62. 50; Di Jo. hom. 1. 5, M. 59., 28; De incompt^chensib., hom. 4. 2, M. 48. 729. Ce commentaire a sans doute été emprunté à Origène. Nous n'avons plus son travail sur VÉpUre aux Ephésiens, mais on peut facilement restituer l'interprétation qu'il donnait de ce texte en lisant : In Luc. hom. 2:3, iM. 13. 1862.

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