‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 448 sur 547 · Epist. ad Hincmarum et Pardulum, M · texte numérisé non relu

Epist. ad Hincmarum et Pardulum, M

LA CONTROVEHSE PKKDnSTIXATIFNNE. 405

(849i qu'il devait compléter plus tard par le De praedestinationc contra Scotuni^ <>52). Prudence aborda en passant le problème de l'extension de la rédemption; etl'on se rappelle qu'il demanda à saint Augustin l'explication du texte : Deus vult omnes homines sahos fieri'-. Toutefois ce fut surtout à résoudre l'énigme de la prédestination qu'il consacra sa science. De longues citations de saint Augustin, de Fulgence, de Cassiodore et de plusieurs autres docteurs lui servirent à prouver l'existence de la prédestination à l'enfer. Prudence était familiarisé avec les écrits de l'évéque d'Hippone. Il rapporta presque en entier la Lettre à Shte^, et de nombreux fragments des divers traités composés par Augustin au cours de la controverse pélagienne. Les extraits suivants donnent une idée exacte de son recueil : « La masse entière de péché (c'està-dire le genre humain) a été justement damnée. Pour endurcir, Dieu n'a donc pas besoin d'infuser delà malice ; il n'a qu'à s'abstenir de faire miséricorde. Ceux à qui il ne fait pas miséricorde, n'en sont pas dignes et ne la méritent pas... Ceux qui sont des vases de colère, faits pourlaperditionquileurestdue, ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes de leur sort; attendu qu'ils appartiennent à la masse que Dieu a damnée justement, par suite du péché de l'homme dans lequel tous ont péché... Ceux que Dieu ne veut pas secourir, il ne les secourt pas, parce qu'il a porté à leur sujet l'arrêt mystérieux mais juste de sa prédestination ' ». Ils sont noml)reux les textes de ce genre que l'on rencontre dans la Lettre à Ilincmar et à Pardulus, Mais Prudence voulait avoir tous les Pères pour lui. Comme il avait invoqué le témoignage de saint Augustin, de saint Prosper et de saint Isidore, il lit aussi appel à l'Ambrosiastre, à saint Jérôme et à Gennade; et il transcrivit de confiance leurs réponses. De là vient que l'on trouve çà et là dans son recueil certains textes qui montrent la question sous une toute autre face. Tels ceuxci : « Dieu a élu les \\n^ par sa prescience et a méprisé les autres... Il se règle sur sa prescience, car il ne fait pas accep-

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