‹ Histoire de la théologie positiveChapitre 469 sur 547 · LES EFFETS DU BAPTEME · texte numérisé non relu

LES EFFETS DU BAPTEME

Pierre Lombard cila un texte de saint Augustin relatif au baptême conféré par manière de plaisanterie \ De plus, deux ou trois théologiens firent entrer en ligne de compte l'histoire du baptême donné, sous forme d'amusement, à des enfants par un enfant qui devait s'appeler plus tard saint Athanase, et ratifié par Tévéque Alexandre. Mais, dans l'endroit cité par le Maître des Sentences, il se trouva que saint Augustin déclarait ne pas avoir d'opinion formée sur la valeur du rite baptismal célébré par manière d'amusement. Quant à l'acte du jeune Athanase, Roland qui le rapporta conclut que le baptême était indépendant de l'intention du ministre'^; tandis que Durand au contraire ne crut pouvoir l'expliquer qu'en attribuant au futur évêque d'Alexandrie l'intention d'administrer un véritable sacrement^. On le voit, le problème en litige trouva dans la Tradition moins une lumière que de nouvelles complications. La doctrine du caractère, que les théologiens du douzième siècle passèrent complètement sous silence, mais qui est mentionnée dès les premières années du treizième siècle dans une décrétale d'Innocent III ^, fut défendue par Alexandre de Haies^, puis, à sa suite, par Albert^, saint Thomas et saint Bonaventure*^. Le docteur angélique l'appuya par un texte de saint Jean Damascène qui désignait le baptême sous le nom de « sceau » ^ ; par un autre de saint Augustin où il était dit que « les sacrements chrétiens » sont fixés sur celui qui les a reçus tout comme « le caractère de la milice » l'est sur le

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