Oral. 30. 15, M
4. Adv. Apollinarem, 24, M. 45. 1176. ttwç ôà xal àyvoeX 6 evaapxoç aOtoù ôsè; xriv r,[xépav xal tyjv wpav èxsîvviv; Cette phrase est une objection que fait Grégoire à Apollinaire, lequel, dit-il, en refusant une àme humaine au Sauveur, ne peut rendre compte ni de l'ignorance du jour du jugement, ni de la soif, ni delà souffrance, etc. — Saint Épiphane (Ancorat. 19 à 31, M. 43,51 à 73) se préoccupe avant tout de prouver que le Fils, en tant que Dieu, connaissait le jour du jugement, mais la fin de sa dissertation (n. 31, p. 73) laisse voir clairement qu'il refusait cette science à la nature humaine du Sauveur; car après avoir cité plusieurs textes qui parlent du progrès de la science, de l'ignorance, etc., il dit que le Fils a pris la nature humaine avec toutes ces imperfections.
5. De fide, 5.221, M. 16. 694 : « Sunt tamen plerique non ita timidiores
ut ego qui dicant confidenter quod secundum divinitatem quidem ea
quae futura sunt, ignorare non potuit,sed secundum nostrae conditionis assumptionem ignorare se quasi Filium hominis ante crucem dixit. »
plus tard, il était encore populaire dans l'Eglise grecque, puisr que, aux environs de 430, saint Cyrille d'Alexandrie ^ et Théodoret^, si divisés sur d'autres points, sont d'accord pour le soutenir.
Pendant ce temps, saint Basile attribuait un progrès réel à la science humaine de Jésus enfant^. Saint Épiphane^*, saint Ambroise '^ et Théodoret *^, voulant prouver l'existence d'une âme raisonnable dans le Christ, faisaient appel au dernier verset du chapitre ii de saint Luc et recouraient au raisonnement suivant : « Tout progrès dans la sagesse est le fruit du progrès de l'intelligence ; or l'intellect divin, étant infini par nature, ne saurait acquérir aucune perfection nouvelle, et l'intelligence humaine est seule capable de progresser ; on doit donc conclure des paroles de l'évangéliste que le Sauveur possédait une âme raisonnable. » Le premier docteur de l'Orient au cinquième siècle, saint Cyrille d'Alexandrie, tenait le même langage '^. Ici encore nous retrouvons l'empreinte profonde du génie d'Athanase.
Reste à étudier maintenant l'autre aspect de la réalité et à montrer l'opposition-que rencontra l'œuvre de l'illustre évêque d'Alexandrie. Les premiers coups, qui devaient être, en revanche, les moins décisifs, furent portés à l'interprétation du texte des Proverbes. Dès 339 Eusèbe de Césarée s'inscrivit en faux contre elle et entreprit de la réfuter dans une longue dissertation. Faisant appel au contexte, il objecta que, dans tout le reste du morceau, la Sagesse divine était seule à parler et qu'elle seule, par exemple, avait pu dire : « Moi, la Sagesse,
1. Thesaur. 22, M. 75. 367 : Voir encore : De recta fide ad reginas, 1. 17, M. 76, 1356; Adv. Anthropom. 14, M. 76 1200.