AMÉRIQUE DU NORD
États-Unis,
L'imprimerie fut introduite en 1638 à Cambridge, dans la province du Massachusets , par le révérend M. Glover. Elle ne s'établit que trente*cinq ans plus tard à Boston, et cinquante ansaprès à Philadelphie, d'où Bradford l'introduisit à New- York.
Bei^amin Franklin , né à Boston , en 1706 i de parents pauvres , après avoir fait un long
(1) J*aYaU conoa en I8i7 Barckhardt aa Caire, ehei M. Sait, consul général d'Angleterre. J'avais Tlstté les Pyramides avec l'an et avec l'antre. Leur diort à tous deux avait déji précédé mon retour en France.
(9) Fille de lord Stanhope, inventenr de la presse <|ai porte son nom et d'autres procédés typographique^. Elle était oMce du célèbre Pltt
apprentissage chez son frère James, imprimeur en cette Tille, Tint à Philadelphie, où il travailla d'abord comme ouvrier imprimeur chez Bmdford et chez Keimer. Ses mémoires, aussi instructifs qu'intéressants, où le pauvre peut apprendre le chemin de la fortune et du bonheur, donnent de curieux détails sur Timpriroerie à sa naissance dans ces villes qui quelques années plus tard le nommèrent leur représentant en Europe.
Après avoir surmonté tous les obstacles par sa persévérance, son énergie, et son ingénieuse sagacité, il établit une imprimerie pour son propre compte à Philadelphie; et c'est alors au moyen de la presse qu^il répandit en Pensylvanie le principe de la dignité de l'homme, qu'il créa des sociétés d'encouragement pour l'agriculture , le commerce, et les arts mécaniques, qu^il fonda des écoles , des bibliothèques, des hôpitaux, et propagea partout les connaissances utiles, et Tamourdo travail , de l'ordre et de l'humanité. Son Aimanach du JMmhomme Ricfiard, imprimé par lui à Philadelphie, en 1732, est le code du bon sens mis à la portée de tous ; le succès en fut immense dès son apparition.
Benjamin Franklfn mourut en 1790, à Philadelphie, à l'&gede quatre-vingt-quatre ans. Voici répilaphe qu'il écrivit quelque temps avant sa mort :