MOULINS
Pierre Fernoy, imprimeur du roi, y introdui' sit l'imprimerie en 1644. M. Desrosiers exposa en 1834 les premières livraisons du grand ouvrage suf le Bourbonnais, qui fut suivi de celui sur V Auvergne et le Vivarais, dont l'exécution typographique est remarquable , et qui est accompagné de nombreuses et belles lithographies. Ces importantes publications font autant d'honnepr à la ville de Moulins qu'à M. Desrosiers, qui a obtenu la croix d'Honneur à l'Exposition de 1849.
vence, par M. Antoine Henricy , avocat ; Mémoire de la Société Académique d'Aix, isae.
(1) Il parut même sous des noms supposés dlmprlmeur et de ville. (A Cologne, par Alexandre Pemet. )
Le petit poème latio de Claude-Loais-Tbiboost, composé et imprimé par lui en 1754» décrit rimprimerie telle qu'elle était alors et en donne une idée exacte. Il est à la fois succinct et précis, et contient des préceptes encore en pratique pour la plupart. Comme il est devenu rare, j'ai cru qu'il serait agréable et utile aux typographe^r de le reproduire ici, avec la traduction qu'en a faite le fils de l'auteur, Charles Tbiboust.
LIQUATOR.
Eooe IJQUATOR ■ adest : en crebris ignibos ardet mus materies; prsbet Gochleare', Catillnm*, Et Formas * quels mixto ex sre fideliter omnes Confiât Litteralas : bic paret sponte peritis, Sive latina véUnt conscribere, grocave dicta; SWe suam exojptenl bebnea dioere mentem Ungua, sea cupiant germanlca verba referre, Cunctas Ule sua fabricabltur arte figuras.
Gémis qna fiât cum dexteritate cbaracter Singulus Archétype *, quod format splendida sig- Cum mollis fnerit solers indnstria scalpri. [na , Illum opus est losi digito resecare metalli Quod supeiest, Femlisqae* typos componere le- Ut qneat exaquans fllos Rundua* parare. [yes, Sed solet esse gravis nimiis ardoribns œstns.
coifPosiToa.
Jam spectare Javat qunnam sint munera stantis GoHPOsrroRis* : habet divisas ordine Capse* Quasque Notas; scriptorum imitabitnr sre te-
[norem.
llirare'hunc sdte propriis sua signa legentem E Loculi8<*,qus,ut mox reddant exempta, reponit Sub Femlam ", Spatiis disjungens singula verba. linea non débet rellqnis oblongior esse, Haud etenim posset constringi Pagina fune.
Exspecta donec fnerit composta Tabella :
lUe ministerium peragens , in marmore levi Imponet tabulam, disponens ordine cuncta, Yerbornm ut seriem servet replicata papyrus.
Ligna locat; Cuneis '^ lUam oonabltur arde
' Fondeur en caractères.
* Cailler de fer, contenant ce qu'il faut de matière pour cbaqne lettre. On ne fond qu'une lettre h la fois. Cette maUère est composée de plomb , de /«r et de cuivre, mêlés ensemble par le moyen de ^antimoine.
* Bassin de fonte où la matière est fondue.
4 Hoole de fer» formé de deux pièces s'ouvrant et se fermant. A son orifice inférieur est attacbée la matrice , sur laquelle tombe la matière Jetée avec la collier par l'orifice supérieur.
' La matrice est une pièce de cuiTrc ayant la forme d'un petit carré obiong, dans laquelle on n frappé en creux la lettre grarée en relief an bout d'une tige en acier trempé ; c'est dans ce creux que tombe la matière en fusion , laquelle en ae refroidissant reproduit le caractère du poinçon,
< Composteurs , ou bandes de bois étroites , ayant un talon et un rebord; on y range les lettres, après en avoir rompu lejfat ousuperfla de la fonte, et les avoir frottées sur une meule douce, pour en enlever les aspérités.
7 Rabot, qui sert à égaliser le pied des lettres, renversées à longue ligne dans lejusU/leur, consistant en deux longues ]ou%s «n acier entre lesquelles les lettres