‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 2)Chapitre 19 sur 258 · TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE — CHAPITRE IV

cette liste même est une preuve manifeste de l’intervention divine. En effet, le total des sommes reçues, de 1640 à 1651, est de 23,332 Ib., en moyenne 2,000 Ib par année, à l'exception de 1645, où la reine fit un don de 2,000 Ib. On reçut aussi des effets et des rafraichissements, mais en petite quantité, la Mère de l'Incarnation demandant surtout de l'argent pour hâter les travaux et rendre le monastère habitable, tant pour les religieuses que pour les élèves françaises et les séminaristes sauvages. Que l'on considère maintenant que les accidents sur mer, comme en 1643 où fut perdu le vaisseau qui apportait aux Ursulines, aussi bien qu'aux révérends Pères et à l'Hôtel-Dieu, la plus grande partie des provisions et autres secours, obligèrent souvent d'appliquer une partie des sommes reçues aux nécessités les plus urgentes, la détresse étant telle que, dans la circonstance dont nous parlons, ces belles paroles s'échappaient du cœur de la vénérée Mère : « Dieu nourrit les oiseaux du ciel et les animaux de la terre, nous laisserait-il mourir ! »

« Comment donc fut bâti et payé ce monastère? Dieu multiplia-t-il entre les mains de la vénérée Mère Marie de l’Incarnation, comme on sait qu’il le fit plus tard dans la reconstruction, les offrandes de la charité? Nous le croyons sans peine ‘. » Ce grand miracle paraît, en effet, bien probable. On ne saurait expliquer autrement le succès d’une telle entre-

1 Les Ursulines de Québec, t. Ier, p. 75.

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