‹ Histoire de la vénérable Mère Marie de l'Incarnation [microforme]Chapitre 138 sur 258 · WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

WEBSTER, N.Y

grâces, mon divin Époux, de ce qu’il vous a plu choisir cette très sainte Vierge pour votre mère, de ce que vous avez voulu être enfermé neuf mois dans son sacré sein, et de ce qu'il vous a plu nous la donner pour Mère. J'adore le moment de votre Incarnation en elle et tous les divins moments que vous avez passés sur la terre. Je vous en rends grâces, et de ce que vous vous êtes voulu faire non seulement notre vie modèle, mais encore notre vie méritoire dans tous vos travaux et dans l’effusion de votre sang précieux. Je ne veux vivre que par vous. Purifiez donc ma vie impure et imparfaite par la pureté et la perfection de la vôtre et celle de votre divine Mère !. »

En récitant cette formule, notre Mère avait coutume de considérer le Cœur sacré de Jésus comme l'autel de son sacrifice, et les âmes qu’elle offrait à Dieu, et la sienne tout d'abord, comme les victimes qui devaient y être offertes et consumées.

Quant au Canada, elle ne cessait d’intercéder pour lui auprès de son divin Époux. Au réfectoire, dans sa cellule, en récréation, partout elle était poursuivie par la pensée de ce cher pays, auquel elle consacrera désormais ses travaux, ses souffrances, ses prières, et jusqu'aux derniers battements de son cœur maternel.

Par une coïncidence étonnante et vraiment merveilleuse, le Père Poncet, jésuite, qui avait eu l’oc-

1 Lettres spirituelles. Lettre XCVITe, à son fils, 16 septembre 1661.

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