Chs. Sainte-Foi
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de cette longue absence, que celle dont les épaules déchirées en avaient porté le fardeau, et dont le cœur endolori en avait dévoré en secret toutes les poignantes amertumes. La morne solitude de son âme refleurit tout à coup an rayonnement de cette douce présence ; son front brülant et desséché se rafraichit, comme au soufile d'une brise bienfaisante ; c'était l'ange consolateur que le ciel lui envoyait pour soutenir son agonie, et raffermir ses pas sur le chemin de sa douloureuse passion. Car le sacrifice n’était pas encore consommé ; et ses larges blessures devaient demeurer toujours saignantes, jusqu’an jour où deux âmes, qu'elle avait demandées à Dieu, seraient entrées dans la carrière du ciel.
Elle s'était, en eflet, dévouée à la justice divine pour le salut de son fils et d’une nièce qu'elle avait laissés dans le siècle, exposés à de grands dangers.
Dès que son fils s'était vu refuser les portes de la Compagnie de Jésus, il
s'était livré à un profond découra-
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