‹ Histoire de la Vénérable mère Marie de l'Incarnation [microforme] (volume 4)Chapitre 16 sur 49 · Luc, XXII · texte numérisé non relu

Luc, XXII

tenter d’anéantir la servante de Dieu il pour se.venger de sa puissante interces-

| à sion.

1 | è ra | Peu de temps après cette apparition, | “je sentis, dit-elle, tout à coup par un

| frémissement de tout mon corps, que ce | malin esprit s'était glissé dans les os, | dans les moelles, et dans les nerfs, comme | voulant me détruire et m’'anéantir. Je me trouvai alors dins une angoisse mortelle, car je ne pouvais me remuer, ni appeler personne à mon secours. Enfin, après avoir bien souffert, je sentis en moi une force et une vigueur puissantes, comme d’un autre esprit qui combattait et luttait contre le premier. En moins de rien, il l’eut brisé et anéanti, et je demeurai libre et dégagée. ”

Sur ces entrefaites, la mère prieure des Ursulines de Loudun, Madame De Belfiel, allant en pèlérinage au tombeau de Saint François de Sales, à Annecy, arrêta, en passant, au monastère de Tours. La Mère de l’Incarnation lui .yant communiqué les étranges visions qu'elle avait eues,

Lee A + , Dole = DRE nt DOM NCAA des | Le <

md

D Te PS EE SN RS

nero D 2 x ee

Dieu terces-

rition.

Jar un que ce les os, :omme ir. Je e motr- 1er, ni Enfin, tis en santes, battait moins

et Je

a DO —

la supérieure lui dit que le même phénomène s'était souvent reproduit parmi ses compagnes.

À tant de persécutions de l'ennemi vint s’en joindre encore une autre, qui acheva de briser son cœur. Son fils, qui d’abord avait donné la plus grande sati:

faction à ses maîtres pendant les premiers temps de son séjour au collège de Rennes.

se laissa entrainer par les mauvais exemples de quelques-uns de ses camarades, et finit par se livrer à une telle insubordination que le recteur du séminaire écrivit qu'il était sur le point de l’expulser. On fut donc obligé de le rappeler à Tours. Cette funeste nouvelle plongea la mère dans des transes mortelles ; car elle crut voir recommencer les scènes qui lui avaient donné tant d’alarmes à son entrée au noviciat. Elle y vit un nouveau piège de Satan, pour mettre des entraves à sa profession, dont le jour approchrit. Avec sa résignation ordinaire, elle courba la tête, sans murmure et sans plainte, scus les coups de ce nou-

vel orage, et attendit l’arrêt de la Providence. C'était le sacrifice que Dieu attendait pour la délivrer des inquiétudes et des angoisses que lui causait l'avenir de cet enfant ; à l'instant même il lui donna, pour la seconde fois, l’assurance intime qu'il l’avait pris sous sa protection. Dès son arrivée à Tours, une de ses tantes le reçut chez elle ; et une grande réforme se fit remarquer bientôt dans toute sa conduite.

Page 1