Le Père de Charlevoix
lle à ce sérieusebla alors e de se s faveurs sa plus u'elle y remières s'unir son Zèle loire de anmoins paix $#i lolentes lévation umilité on aux entier propre, e de la it s’eme Dieu entière en son
pourvoir pour lui en faciliter l'exécution ; mais le ciel, qui ne l’appelait pas luimême en Canada, lui refusa aussi la consolation de contribuer à y établir son heureuse discipie.
Il vit rompre l’une après l’autre toutes les mesures qu’il avait prises pour elle et pour lui. À la nouvelle de ce double malheur, la Mère de l’'Incarnation écrivit à ce bon Père pour lui offrir les «onsolations de l’amitié et de la reconnaissance. Elle était bien loin de se douter alors des cruelles alarmes qui l’attendaient à son tour.
En effet toutes les contradictions vinrent fondre sur elle à la fois. Les personnes qui lui inspiraient le plus de vénération et dont l’assentiment lui
aurait été si précieux, se déclarèrent
contre elle et traitèrent ses projets de rêves illusoires. Sa plus tendre amie même, la Mère de Saint-Bernard, alors supérieure, qui avait applaudi plus qu'aucun autre à sa vocation, alla jusqu'à lui dire que si Dieu lui accordait ce
qu’elle implorait avec tant d’ardeur, ce ne serait que pour la punir de sa témérité. Mais sa grande âme ne fut nullement ébranlée par tant d’assauts ; et rien n’est plus admirable que les sentiments de confiance et de soumission aux ordres de la Providence qu’elle exprime dans une lettre qu’elle écrivait à ce sujet au R. P. Dom Raymond de Saint-Bernard :
‘ Nous sommes en butte à de grandes afflictions, mon révérend Père, mais si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
Le bien où nous aspirons ne mérite-t-il pas d’être acheté à grand prix ? Prenons courage, mon très cher Père ; l'amour de Jésus combattra pour nous, puisque nous ne désirons travailler que pour sa
«gloire. Quand je considère les œuvres admirables de notre divin Maître, tous ces orages ne me semblent rien ; 1l est plus fort que tous les hommes ensemble, et c'est lui qui communde aux vents et aux tempêtes. S'il nous veut dans la Nouvelle-France, ses desseins
d’ardeur, ir de sa ne fut assauts ; e les senumission qu'elle écrivait mond de
grandes mais si re nous ?
nérite-t-1l Prenons l'amour puisque pour sa œuvies tre, tous n ; ilest s ensemnde aux US vVeui desseins
s'accompliront malgré tous les obstacles ; car ce ne sont devant lui que des pailles et destoiles d’araignée qu'il peut détruire en un moment, quoiqu’elles paraissent comme des montagnes aux yeux des hommes. Je les ai d’ailleurs toujours considérés aussi impuissants que des moucherons. Peut-être aussi que son amour nous envoie tous ces accidents pour éprouver nos courages. Mais, mon très cher Père, j’entre fort dans vos sentiments d’espéier contre toute espérance ; et mon cœur n'est nuilement ébranlé.”
En effet, toutes ces traverses et ces entraves apparentes n'étaient, en réalité, qu’un acheminement à l’exécution du plar divin sur la Mère de l’Incarnation.
Elles servaient à faire connaître ses sentiments et à déceler sa vocation, afin qu’au moment favorable, tous les regards fussent d'avance tournés vers elle. Déjà son nom, tout rayonnant de l'éclat de ses vertus, avait volé de bouche en bouche, jusqu'aux extrémités de la Nouvelle-
France, d'où les missionnaires lui écri.
vaient les lettres les plus pressantes en faveur de leurs chers néophytes. Du fond du pays des Hurons, le P. Garnier, à la veille d’arroser de son sang le sol qu'il baignait alors de ses sueurs, la conjurait, au nom de tous les missionnaires, de ne plus différer davantage.
En recevant les lettres de ces sublimes martyrs, souvent écrites sur une simple écorce, et où elle croyait déjà voir les traces de leur sang, son âme s’enflimmait d'un nouveau transport et se fondait d'amour. Elle les baisait avec un saint respect, et les arrosait de larmes brülantes. Aucun de ces missionnaires cependant, en l’invitant à venir partager leurs rudes labeurs, n’entrevoyait encore le moindre secours temporel, indispensable à un tel établissement ; mais ces hommes, remplis de toute la plénitude de l'esprit apostolique, ne savaient pas s'inquiéter des moyens, quand une entreprise était dans l’ordre de Dieu ; et sûrs de la Providence pour les ressources, ils ne
es lui écri. M -ssantes en le hytes. Du « P. Garnier, À ang le sol sueurs, la S missiondavantage.
> sublimes ne simple à voir les nflimmait se fondait C un saint es brülanres Cepenager leurs encore le spensable hommes, de l'esprit inquiéter rise était rs de la >», ils ne
songeaient qu’à choisir des sujets, dont la sainteté répondît à la grandeur du ministère qui devait leur être confié. !
Ce fut le motif qui inspira au P. Le Jeune, supérieur de la mission, de lui écrire deux lettres consécutives, pour soumettre sa vocation à une dernière et suprême épreuve, et parfaitement s'assurer de sa vertu. Il lui faiszit un tableau exagéré des difficultés qui se dresseraient devant elle, lui peignait sous les couleurs les plus sombres les dangers auxquels elle serait chaque jour exposée, et terminait sa lettre en lui déclarant qu'il n’y avait qu’une ‘ présomption intolérable ” qui püût la faire aspirer à une mission tellement au-dessus de ses facultés et de la faiblesse de son sexe. Loin d'être déconcertée par ces étranges paroles, l’invincible servante du Christ les accueillit avec autant d’allégresse que si on lui eût annoncé l’ordre de partir à l’instant même. Elle