A M. Panckoucke. Motiers-Trai^ers^ iS mai
«c Je lirai avec grand p]ai«ir , etc.
Sar l'exhortation de M. Panckoacke, qui lai vantait beaucoup V Elève de la nature ^ par M. Beaurieu, il a commencé ce livre. Il conseille à l'auteur de décrire plutôt que de raisonner. Un Traité d'agriculture , ditil , serait tout- à-fait de son genre. Le conseil de se reposer tout-a-fait aurait encore été meilleur.
Il paraît que M. Panckoucke avait invité Jean-Jacques a abréger Richardson ^ il répond qu'il aurait du scrupule de toucher à ses ouvrages; que lui-même n'aimer rait. guère être abrégé. U prétend^ en parlant de l'auteur de Clarisse , que ses entretiens de cercle sont, surtout, insupportables^ car^ comme il n'avait pas vu le grand monde , il en ignorait entièrement le ton. Il osera tenter de faire cet abrégé, quand l'édition compote de ses ouvrages sera faite. L'abbé Delaporte vient d'en faire une, mais non sous ses yeux. Rousseau semble l'autoriser , puisqu'il lui fournit quelques pièces. Il termine sa lettre en parlant à M. Panckoucke de sa prédiction , dont l'auteur d! Emile se fait honneur. Beaucoup de personnes l'ont prise pour un persiflage.
Pendant son séjour en Angleterre, Rousseau ayant étudié les mœurs et les usages de ce pays , réforma son jugement sur Richardson, et devint son admirateur, Voy. no '757.