A M. DuPfeYRou. A Brot , le.hindiy i5 juillet ^ à midi
«c Vos gens y mon cher hôte, ont été, etc. Il le quitte à regret et conserve l'espoir de le revoir bientôt. M d'Escherny parle souvent de Brot dans ses mélanges. Voy. tome I de cette histoire , p. 98.
6o4« A M. d'Ivernois. Motiers, le 7,0 juillet 1765.
« J'arrÎTe, il y trois jours, etc.
Il le prie de ne plus lui envoyer de beaux livres, car il n'aime pas à s'ennuyer. La botanique et le bilboquet ne lui laissent aucun moment de libre. Rousseau prétendait qu'un homme devait toujours occuper ses doigts j quand il ne pouvait se livrer à un travail sérieux ou pénible. De là le bilboquet et les lacets. U donnait ceux-ci aux femmes qui s'engageaient à nourrir leurs enfants.
lia passé dix jours charmants dans l'île Saint-Pierre, mais toujours obsédé d*importuns. — Il refuse de s'aboucher avec M. Vemes^ malgré les instances de M. d'Ivernois. Il a contré lui des preuves qui ne permettent pas de douter qu'il ne soit l'auteur du libelle. Si M. Vernes était innocent , on verrait comme il sait réparer ses torts. Mais il le croit si décidément coupable qu'il n'imagine pas comment il pourra le dépersuader. W paraît que Rousseau a hésité entre l'optique et la botanique. Il mande d'ans cette lettre qu'il abandonne la première pour la seconde , et demande, en les décrivant; les instruments nécessaires pour herboriser.
438 RfSTOIRE DE J.-J. ROUSSEAU,