II. PARTIE. COttRESBOEfDAWCE
66-1. A M. duPèyrou. Chi$\^ick^le 14 mars 1766. « Enfin ) mon cher hôte, après un silenGCy etc.
Moyens de correspondre. — Il \a partir pour les montagnes du Derbyshircw •
Il lui envoie une adresse que lui a donnée M. Hume, de son ami, M. Walpole , qui doit partir de Paris dans un mois j mais il ne voudrait employer cette voie que faute de toute autre. Quand il a demandé à M. Hume si la prétendue lettre dû rot de Prusse avait été répandue par son ami TValpole, M. Etume ne lui a dit ni oui^ ni non. On ne doit pas oublier cette circonstance dans l'examen de la rupture entre David et Jean-Jacques.
Horace Walpole méprisait , disait'-il , ce dernier , el faisait peu de cas du premier, quoique son ami. Voy. les art. Hume et TValpole^ dans la Biographie.
662. Al m. Hume. TVootton , 22 nmrs 1 766. a Vous voyez déjà , mon ehet patron, etc. TVootton est le nom d'une terre appartenant à M. Doj^enport j ami de yL.,.HuTne. Il y venait rarement. Pour ménager re;xcessive délicatesse de Rousseau, Ton était convenu d'un prix de location qu'on fit très-modéré et bien au-dessous de sa valeur. Comme l'habitation n'était pas louée ordinairement, il reste à savoir si M. Davenport recevait le prix convenu de Jean-Jacques , et le supplément de David. Celui-ci , en donnant des détails sur les marchés proj^etés, et qui n'eurent pas d'exécution pour d'autres maisons, avant de s'arrêter à celle de • M. Davenport , laisse entendre qu*il voulait compléter les sommes qu'on demandait, et qui étaient au-dessus des moyens de Rousseau. M. Davenport ne l'aurait pas souffert pour Wootton. Dans cette lettre Jean-Jacques remercie M. Humfi'y il lui parle du prix de sa voiture, se plaint qu'on )ui en avait imposé, disant que cette petite faute I. 29
peut n'être quB l*ounn^ge d*une sfanité obUgeanie , qtumd ,elle ne revient pas deux /bis. Si M. Hume y a trempé y il lui conseille de quitter ^ une fois pour toutes y ces petites ruses qui ne peuvent avoir un bon principe. Ici commence une lutte entre la vanité qui attaque et humilie, et la fierté qui se défend. Cette lutte ne peut être de longue dufée.