A MADAME LA B. DE Wareks ( févHer
« Le départ de M. DeTiUe , etc.
MadamedeWarenSy qui donnait toujours en oubliant qu'elle n'avait pas les mo jens de donner , était sans cesse aux expédients: ayant une pension du roi de Sardaigne, et ne pouvant plus avoir recours à ce prince^ elle eut le projet de s'adresser à d'autres. Elle consulta Rousseau ^ qui lui répondit qu'il n'avait aucune relation à la cour de l'Infant, mais qu'il n'en était pas de même de celle d'Espagne et qu'il fera des démarches de ce côté.
Jean-Jacques parlant des réjouissances faites récemment pour le mariage du dauphin^ cette lettre, mal-àpropos classée à l'année 1758, doit avoir été écrite dans le mois de février.! 747, le dauphin s'étant marié le 9 de ce mois. Les réjouissances furent telles , dit Jean- Jacques dans cette lettre, qu après les merveilles que saint Paul a vues, tesprit humain ne peut rien concevoir de plus brillant. Son ami Emmanuel de Altuna, saisi d'un enthousiasme poétique à la vue du bal paré , s'écria que madame la dauphine était un soleil dont la présence avait liquéfié tout Vordu royaume, et fait un fleuve immense au milieu duquel nageait toute la cour. Il y eut quinze mille masques au lltl masqué de Versailles. A Paris on avait construit sur toutes les places des salles superbes et magnifiquement illuminées , pour isàre sauter toute la canaille parisienne,