‹ Histoire de la vie et des ouvrages de J.-J. Rousseau, composée de documents authentiques (volume 2)Chapitre 73 sur 334 · A MADiJiE d'Épinay · texte numérisé non relu

A MADiJiE d'Épinay

a J'ai lu avec grande attention , etc.

Madame d'Epinay avait consulté Rousseau sur deux lettreis qu'elle voulait écrire à son fils pendant l'éducation de celui-ci. Rousseau^ dans sa réponse , n'approuva* point les lettres et lui dit : gardez-^om des généralités ; on ne fait rien que de commun et d*inutile en [mettant des maximes à la place des faits,

Nous n'avons aucune donnée pour assigner une date certaine à cette lettre , qui fait partie des mémoires de madame d'Epinay. Comme elle parle de l'éducation de ses enfants , l'année qui précède la mort de madame de JuUy, arrivée le lo décembre 1752 , cette lettre pourrait avoir été écrite en 1751. Cependant M. Petitain la classant dans les lettres de 1755 , nous n'avons point de motif suffisant pour lui donner une autre date. U aurait fallu savoir l'âge de madame d'Épinay et celui de ses enfants : mais, dans ses mémoires, on voit qu'elle avait en horreur tout ce qui sert à marquer le temps et les dates. 79. A. M. Vernes. Paris, Q juillet 1755.

« Voici , monsieur, une longue interruption, etc.

Plaisir qu'il éprouve en apprenant que le Conseil de Genève avait agréé, au nom de la République, la dédicace du discours sur l'origine de lUnégalité. Il s'excuse de n'avoir encore rien envoyé pour son journal. L'abondance de musique à copier en est cause. ' M. Cliappuis avait plusieurs exemplaires du Discours sur r inégalité des conditions; M. Vernes en désirait un : Jean-Jacques lui dit à cette occasion qu'ils aum// à ro/er ifeT.

Chappuis, une honnêteté dont r amitié seule est capable. M. Petitain (i) prétend que cette phrase ne présente aucun sens raisonnable. Il nous semble que Jean-Jacques.

(1) Tome XVII de l'édition de Le Febvre, p. 170.

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