‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 166 sur 294 · Arch. de la Somme C Rapport de l’inspecteur Imbert de · texte numérisé non relu

Arch. de la Somme C Rapport de l’inspecteur Imbert de

Saint-Paul, 1703.

2. Ibidem. C 23 Les toiles se fabriquent dans les campagnes et sont soumises à la visite à la Halle d’Amiens. Le chiffre d’affaires, pour les toiles, a été de 241,183 livres dans les six derniers mois de l’année 1735 : toiles à sac, toiles d’emballage, toiles d’Oresmaux, toiles de Chaulnes, nappes et serviettes, toiles de ménage, etc.

3. Arch. mun. Délit. BB 89, pp. 102 et suiv. 6 décembre 1700. Rapport de MM. Le Roux, négociant, Boistel, avocat, et Cucu, fabricant.

4. Ibidem. Délit. BB 83, p. 09 v°. 24 mai 1747. — Arc/i. de la Somme C 248 b 248-L 21 mars 1759. « L’intendant décharge à perpétuité du logement des gens de guerre le S*" Dubois, vu les nouvelles étoffes présentées par lui, ainsi que le soin qu’il apporte à perfectionner les anciennes. Il déclare de plus que sa capitation ne sera jamais augmentée. Même faveur à Honoré Matifas, 1742. »

L’intendant met trois médailles à la disposition de la municipalité, pour être distribuées aux fabricants les [)lus méritants. Elles sont décernées à Claude Fouquerel, pour les camelots fleuris ; à Pierre Colart, pour les peluches à dessins; à Jacques Hautoy, pour es « grains d'orge. »

HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.

à la bonne fabrication, avaient étendu le commerce d’Amiens au delà de toutes espérances. »

La création de la Chambre du commerce, le 6 août 1761 L fut le couronnement de cette grande prospérité. Les négociants s’obstinaient à la refuser depuis longtemps, prétextant qu’elle serait plus onéreuse qu’utile. Le pouvoir royal la leur imposa Elle se composait de neuf membres : le maire d’Amiens, un échevin marchand, un juge consul, six marchands élus en la qualité de sijndics du coinmerce de la province de Picardie par les magistrats municipaux, les juges consuls ^ et les délégués des principaux corps de métiers La chambre nommait un député au bureau du commerce de Paris et se réunissait chaque semaine à l’hôtel de ville.

La laine employée par la manufacture provient, pour les trois quarts, des campagnes du Vimeu, du Ponthieu, du Santerre, du Soissonnais, de l’Artois et, pour un quart, de l’Angleterre (laine de Bouchon) et de l’Espagne. Le poil de chèvre arrive du Levant, via Marseille, la soie vient du Piémont. On se sert du fil de pays (fil dit de guignette) et du fil

1. Arch. mun. Délib. BB 86, p. 100 v°. Arrêt du conseil d’État qui établit une chambre du commerce à Amiens. Versailles, 6 août 1761.

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