‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 190 sur 294 · Arch. de la Somme G 1609. Mémoire de Derveloij précité · texte numérisé non relu

Arch. de la Somme G 1609. Mémoire de Derveloij précité

394 HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.

Pour éteindre la mendicité, devenue la plaie du moment, le Roi propose de renfermer, dans des Dépôts de mendicité, les paresseux qui s’obstinent à vivre de la charité publique et de les y occuper à des travaux manuels (1767-1776). L’intendant songe à utiliser pour cela la prison de la Barge ou les casemates de l’éperon de Guyencourt, ou les tours de la porte de Paris b Finalement on se décide à bâtir la maison centrale de Bicêtre (1779) ainsi appelée parce que le château de Bicêtre, situé non loin de Paris, avait une destination analogue. Ce vaste établissement pénitentiaire, flanqué de quatre énormes pavillons carrés, avec quatre cours intérieures, reçut ses premiers pensionnaires au mois de mai 1782.

Interdire la mendicité ce n’était pas supprimer le paupérisme. A côté des mesures de répression, il importait d’organiser les moyens de secours. Pour diminuer le prix du pain, d’Agay s’attache à perfectionner la meunerie et la boulangerie. Répondant à son appel, les chimistes Parmentier et Cadet de Vaux^ ouvrent un cours de boulangerie que suivent assidûment l’évêque, l’intendant, les membres du corps de ville, les membres de l’Académie, les élèves des séminaires, désireux d’encourager par leur présence les ouvriers boulangers à se bien pénétrer des méthodes en usage à Paris et à les mettre en pratique. (Octobre 1782).

La manufacture subit un temps d’arrêt à la veille de l’hiver de 1784, le plus rigoureux du siècle b Le chômage devient

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