‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 2)Chapitre 252 sur 294 · Roze. L’Eglise d’Amiens de H Si à ISo6, p. 'Ô · texte numérisé non relu

Roze. L’Eglise d’Amiens de H Si à ISo6, p. 'Ô

522 HISTOIRE DE LA VILLE d’AMIENS.

aucun étranger, né dans les pays actuellement en guerre avec la France, ne pouvait désormais habiter Paris ni les places fortes — Amiens, par conséquent, — ni les villes maritimes. La peine de la déportation à la Guyane était prononcée contre tout individu âgé de moins de soixante ans qui se plaindrait de la Révolution.

De ce moment date la plénitude de la puissance du comité de salut public. Dans la plupart des grandes villes, rien n’arrête plus les commissaires de la Montagne. Le comité de surveillance révolutionnaire prend l’initiative d’un banquet, servi dans les jardins de l’hôtel du département, en réjouissance du supplice des Hébertistes L Cent vingt convives acclament tour à tour la Convention nationale, la Montagne, la République une et indivisible, « le brave Dumont », et se rendent, à l’issue du repas, au « Temple » pour entendre une harangue de lui qui débute ainsi (7 germinal II) ;

« La fête de ce jour a pour objet de célébrer la punition des traîtres et des scélérats qui ont osé conspirer contre la liberté et contre la représentation nationale; monstres dont le dessein était de renverser Fédifice de la République et de faire égorger les patriotes pour donner à la France un régent, c’est-à-dire un Roi »

A ces mots, de tous les points de l’auditoire, que la relation officielle évalue à sept mille personnes, partent des cris confus de « Vive la Montagne ! Point de Roi ! Nous ne voulons plus de Roi! Vive à jamais la République! Nous jurons de la défendre jusqu’à la mort! »

Les danses étaient le complément ordinaire de toute fête civique. André Dumont voulait que l’on s’amusât. Entrant dans ses vues, la Société populaire avait organisé, chaque jour de décadi, après la publication des lois au temple de la Raison -, des bals au profit des pauvres. Le proconsul

1. Arch. mun. Délib. BB 108, p. 18S v°. Punition des co7ispmiteurs. Réjouissances.

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