Ibidem. Délib. BB 51, p. 56. 17 mars
se montre profondément reconnaissant et leur envoie son fils, Henri de Lorraine L
L’arrivée de « Henri-Monsieur » au mois d’avril coïncide avec le siège de Paris par Henri IV et la découverte d’un complot. Quelques traîtres devaiimt égorger les sentinelles du rempart et faciliter une escalade nocturne. Hans ce but, on avait caché, dans une maison voisine de l’abbaye de Saint-Jean, deux ou trois cents échelles de cordes, autant de cuirasses, des piques, des arquebuses. L’arrestation d’un jeune garçon, venu de Compiègne et trouvé porteur d’un sac de soufre dont il ne peut expliquer la provenance, donne l’éveil. Traduit devant le mayeur, pressé de questions, parce que (( son entreprise sentait d’une lieue loin quelque conspiration », il finit par avouer la trame ourdie contre la ville et nomme les habitants qui avaient entrepris de la livrer Le peuple ajoute foi aux rumeurs les plus invraisemblables; on lui dit que huit cents mousquetaires, dévoués à Henri IV, sont cachés dans les caves, prêts à faire irruption à un moment donné; il le croit, et se porte en masse sous les fenêtres de « Henri-Monsieur » et de l’évêque, demandant qu’il soit fait prompte justice des traîtres, et surtout de certains échevins leurs complices -L
Les expulsions recommencent. Trente et un citoyens, (( notoirement factieux politiques » reçoivent l’ordre de
1 . Arch. mun. Délib. BB 51, pp. GO, 76 v°. 3 avril 1590 et 17 mai 1590. Le jeune prince occupa, rue des Jacobins, la maison de M*'® Wasse, louée par la ville pour cette circonstance.
2. La trahison descouverte en la ville d’Amyens le dimenehe huictiesme jour d’avril t590 brassée par ceux qui tiennent le partij du roij de Navarre avec un adv crûsse ment aux catholicques françois à Paris, chcx: Denis Binet, près la porte Saint-Marceau, fo90.