‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 3)Chapitre 152 sur 246 · Monstrelet. Édit, préc., T. IV, p · texte numérisé non relu

Monstrelet. Édit, préc., T. IV, p

6. Arch. mun. Délib. BB 4, pp. 21 à 84. — Ibidem. BB 2, p. 181 v°.

— Comptes 1421-22, p. 40 v°. « A Simon Brach de Fer lequel avoit

presté de ses deniers nu escus d’or pour aidier à païer les gaiges des

Vimeu, les châteaux d’Eaucourt, de Mareuil, de Pont-Remy, d’Airaines, du Quesnoy, de Rambures, ainsi que Gamaches et Saint-Riquier.

Philippe le Bon, par qui la France subit la honte du joug étranger, établit ici son quartier général. Ses lieutenants s’emparent des châteaux de Pont-Remy, Le Quesnoy, Saint- Riquier. La garnison d’Airaines soutient héroïquement un siège de trente jours. La ville d’Amiens se voit dans la dure nécessité de fournir des troupes et de l’argent pour aider à réduire en l’obéissance du roi d’Angleterre les vaillants défenseurs du parti national. Ses charpentiers et ses maçons démolissent la forteresse d’Airaines, ce qui fait dire à de Court que notre malheureuse cité « est comme la capitale de l’empire des Anglais » b

La mort presque simultanée de Henri V (31 août 1422), et de Charles VI (21 octobre 1422), aggrave la situation. Jusque-là les deux partis avaient combattu au nom du roi de France. Les Armagnacs invoquaient son autorité aussi bien et dans les mêmes termes que les Bourguignons. Maintenant il faut opter entre le jeune roi Charles VII et un enfant étranger livré à la merci du duc de Bedfort, nommé régent d’Angleterre.

La ville d’Amiens, entraînée malgré elle à subir la domi-

arbalétriers, pavoisiers et aultres envoyés le me jour d’aout mil.iinc xxi

au siège devant la ville de Saint-Riquier, laquelle estoit tenue et occupée par les ennemis et adversaires du roy d’Engleterre. » — P. 61 v°. « Despense à cause de xx arbalestriers, 10 pavoisiers, canonniers, cartons, mâchons, carpentiers et autres envoiés au mandement du Roy (d’Angleterre) nostre sire par noss. maïeur et eschevins aux sièges devant les

chasteaux de Quesnoy et d’Airaines, au service de Mons. Jehan de Luxembourcq, cappitaine de Picardie, lesquels estoient tenus et occupés

par les rebelles et désobéissans du Roy » — P. 123 v°. « Au com-

paignons mâchons, quarriers et carpentiers qui revindrent de démolir le castel d’Araines. »

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