‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 3)Chapitre 172 sur 246 · PORTE · texte numérisé non relu

PORTE

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PORTE DES RABUISSONS'

Echelle de 500 -mètres

Il se trouvait auprès de Philippe le Bon, dans cette somptueuse résidence d’Hesdin, que Jean sans Peur avait construite et embellie. Morvilliers s’y rendit afin de pressentir les intentions du prince relativement à sa prochaine venue à Amiens; il ne put rien obtenir de précis de l’astucieux monarque : « Quand il me plaît de prendre un chemin je le prends, et quand il me plaît je le laisse; je ne saurais dire si oui ou non j’irai à Amiens, » répond-il par la bouche de son chapelain, et il ajoute « que son désir est de n’ètre pas reçu trop grandement, car il ne recherchait pas telles choses » L Le prince avait sans doute quelques bonnes raisons de dissimuler ses projets.

Enfin, le 3 novembre, jour choisi pour la solennelle prise de possession au nom de la couronne de France, l’évêque Ferri de Beauvoir2, ami dévoué du duc, le mayeur Jean de May, les échevins, les conseillers de la ville et plus de cinq cents notables bourgeois se trouvent réunis en halle à huit heures du matin. Juvénal des Ursins, seigneur de Trainel, donne lecture de lettres du Roi, datées des 16 et 17 octobre, qui l’investissent, ainsi que le maître des requêtes Girault de Crussol et le secrétaire du Roi, Guillaume Picard, de la mission de prendre possession des villes rétrocédées et de recevoir le serment des municipalités et des habitants.

Trainel retrace en ces termes le tableau des misères et des calamités que la guerre étrangère et la guerre civile

Seront faicts des falos et tourteaux pour esclairer par les rues tant que le Roi sera à Amiens.

Seront faits des mistères beaux et honnestes par les rues pour l’honneur du Roi.

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