‹ Histoire de la ville d'Amiens (volume 3)Chapitre 220 sur 246 · La Morlière. Édit, préc , p · texte numérisé non relu

La Morlière. Édit, préc , p

3. Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, plus tard roi de Navarre par suite de son mariage avec Jeanne d’Albret, père de Henri IV.

Le duc de Vendôme était souvent appelé auprès de la personne du Roi. Oudart du Biez, maréchal de France, fut nommé, en son lieu et place, lieutenant général au pays de Picardie. — Provision du 20 décembre 1542. Reg. aux Ch., AA 12, p. 213.

Les hostilités se continuent sur la frontière d’Artois. Amiens travaille sans relâche aux remparts L

Aux préoccupations incessantes du péril de guerre s’ajoute la misère profonde qui résulte du chômage1 2 et de l’excessive cherté des vivres 3. Les danses, les jeux d’adresse et les jeux de hasard ne sont plus permis ; la police des « pâtisseries, tavernes et cabarets » redouble de sévérité 4 ; les seules récréations autorisées, le dimanche, sont « les jeux de guerre » c’est-à-dire l’arquebuse, l'arc, l’arbalète, l’épée.

Pour comble de malheur, une crise religieuse marche parallèlement aux crises politiques qui désolent et qui ruinent les populations. Pendant la première moitié du seizième siècle, nos ancêtres ont été constamment préoccupés de se mettre en garde contre les ennemis du dehors. Voici que déjà leur attention se porte vers des conflits d’un ordre plus élevé et qui doivent engendrer des conséquences bien autrement désastreuses. Nous voulons parler de la révolution connue sous le nom de Réforme protestante.

Deux hommes de valeur sont à citer parmi les premiers prosélytes que la Réforme fit en France : le picard Jacques Lefebvre, d’Etaples, qui traduisit la Rible en langue vulgaire et l’artésien Louis de Rerquin pamphlétaire érudit, corres-

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