‹ Histoire de la ville d'AmiensChapitre 36 sur 197 · NOMBRE DES VOTES · texte numérisé non relu

NOMBRE DES VOTES

par Oui par Non Total

Ville d’Amiens

Bataillons de la gde nationale.

Arr1 d’Amiens

Arr1 d’Abbeville

Arr1 de Doullens

Arr* de Montdidier ....

Arr1 de Péronne

LES CENT- JOURS

Joseph Berville, secrétaire général de la préfecture, Charles Laurendeau, conseiller à la cour impériale, Bernard Caumartin, procureur près le tribunal de première instance, Théodore de Lameth, ancien maréchal de camp, élus du collège de département, obtinrent une moyenne de 34 voix sur 242 électeurs inscrits L

Les petits collèges nommèrent Natalis Delamorlière (Amiens), Delattre (Abbeville), Louvet (Montdidier), Scipion Mourgue (Doullens) et Boutteville (Péronne).

La députation de la Somme était constitutionnelle, ce qui signifiait : adhésion pleine et entière aux principes posés par l’Assemblée Constituante de 1789, sécurité pour les acquéreurs des biens d’émigrés, échec à la royauté des Bourbons, fidélité à l’Empereur.

Les députés, ainsi que les membres des collèges électoraux, furent invités à se rendre à Paris pour le Champ de Mai, sorte de plaid national renouvelé du temps de Charlemagne. Le 1er juin, parmi les splendeurs d’une mise en scène théàti^ile, ils assistèrent à la proclamation des résultats du vote plébiscitaire sur l’acte additionnel et à la distribution des aigles à l’armée 1 2.

Dans la plupart des départements s’étaient formées, à l’instar de celles de 1790, des fédérations qui envoyèrent aussi leurs délégués au Champ de Mai. La Fédération d’Amiens comprenait 80 membres résolus « à maintenir la sécurité publique à l’intérieur et à combattre l’invasion étrangère ». Victor Caille, Anselin, Natalis Delamorlière, Debaussaux,

1. Moniteur universel. 22 septembre 1815. Tableau comparatif des élections du mois de mai avec celles du mois d’août 1815, dans le département de la Somme.

2. Arch. nat. FIC III. Somme. 9. n° 3. État nominatif des électeurs du département de la Somme et de ses arrondissements qui se sont rendus à Paris, pour l’assemblée du Champ de Mai. — Moniteur universel. 8 juin 1815.

Dambreville, en avaient été les promoteurs. Elle adopta la devise la Patrie et l9 Empereur et devait s’étendre aux départements de la Somme, de l’Aisne et de l’Oise 1 . Il y eut à l’Hôtel de ville d’Amiens une réunion préparatoire à cette entente commune. Les événements interrompirent brusquement les pourparlers engagés avec Laon et avec Beauvais.

Les hommes de vingt à soixante ans étaient appelés. Le département de la Somme pouvait fournir 63 bataillons de 720 hommes2. Ces multitudes de soldats improvisés l’Empereur ne pouvait songer à les mettre en ligne ; il les destinait surtout à la garde des places fortes 3. Le général Sébastiani, chargé de leur organisation dans la 15me division, jugea cette besogne indigne de son mérite et des services qu’il avait rendus. Il écrivait d’Amiens à Davout : « Je demande un corps d’armée ou ma mise à la retraite 4 ».

C’était en effet pitié d’assister à la mise en route de ces malheureux mobilisés « sans armes, mais avec un bâton et sans habits, mais avec une capote5 ». Le découragement était profond. Témoin, cette boutade imprimée à Amiens 6 :

1. Arch. nat. F 7 3690 3 . Somme, an X. — 1820. État fédératif du 17 mai 1815. Pièce originale. — Arch. mun. H1 Confédération de la Somme placard in-f° de l’imprimerie Maisnel. Liste des fédérés de la ville d’Amiens. Procès-verbal d’une assemblée tenue à l’Hôtel de ville.

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