IMPOSITIONS DIRECTES
Les Gentilshommes n'en payaient aucune.
(1) La roule passait alors par Queue , Préliy , Noyer» , clc , et oc con-Vuail fju*à Dijon.
Les Ecclésiastiques ne payaient pas seulement des décimes et des dons gratuits qui se renouvelaient sans cesse , mais ils supportaient encore l'animadversion du Tiers-Etat ; qui , parce qu'ils ne payaient pas avec lui , et comme lui , les jalousait autant que s'ils n'eussent rien paye'.
Parmi les Bourgeois , les plus aises , en assez grand nombre , achetaient des offices , ou exerçaient des emplois, qui , en leur procurant des gages , les assimilaient aux Gentilshommes.
Enfin , ceux qui n'avaient ni dans leur naissance , ni dans leur fortune ou leur e'tat , le moyen de s'affranchir , avaient à payer trois espèces d'impositions. i° La taille royale , assise , pour la première fois, en 1 444 i Par Charles VI! , pour la solde des troupes Tcgulicrcs par lui prises à la place des milices que devaient fournir les Seigneurs , et qui , mal disciplinées , désolaient souvent le royaume par leurs brigandages ; je n'ai pas pu en découvrir la quotité.
2° Le taillon établi , en 1 549 * Par Henri D , pour le service des étapes, et dispenser les babil ans de nourrir les gens de guerre. Cet impôt, réuni au don gratuit que les Etats de Bourgogne accordaient chaque année au Trésor royal , montait pour le Comté à 3,709 écus. Et la ville en payait $5o.
3° La taille de l'équivalent, créée, en i583, par Henri III , pour remplacer les droits d'Aydes qui se percevaient auparavant sur la vente de menues denrées , et dont le montant fut fixé de manière à ce qu'il fut équivalent au produit de ces droits. Elle servait à payerlcs gages des Officiers, tant du Bailliage , que de
2 2 CHAPITRE Xi II ,
I Election t et s'élevait pour le Comte a 1 , 129 ecus .»(• sols; la ville en payait à peu près la moitié.