TROVVEES DANS LE SOL DE CETTE VILLE
Lorsque la première partie de cette Histoire annonça la publication du recueil général des inscriptions latines trouvées sur notre sol ou relatives à nos annales , aucun ouvrage ex-professo sur ce sujet n'existait, et on ne possédait, en ce genre , que la notice extrêmement vieillie de François Artaud. Ce livret contient moins de quatre-vingt-dix inscriptions, chiffre qui a été quadruplé depuis vingt-cinq ans.
Nous sommes, aujourd'hui, au moment d*étre fort riches dans cette partie si utile de la science archéologique , et peut-être y aura-t-il bientôt surabondance de monographies sur nos inscriptions. Indépendamment de sa Notice , Artaud a écrit un ouvrage considérable sous le titre de Musée lapidaire ; il y a inséré environ cent cinquante inscriptions , pour la plupart relevées et commentées de sa main.
Ce recueil a obtenu , en 1831 , un des prix de TAcadémie des inscriptions et belles-lettres : oublié pendant quelques années , et si complètement qu'on en
avait perdu la trace , le manuscrit d'Artaud a été retrouvé ; il n'avait pas quitté la loge du concierge du Palais des Arts. On ne le publiera probablement jamais; il se compose d\in texte et de planches au trait qui représentent, non-seulement les inscriptions (en caractères presque illisibles),mais encore les arcades sous lesquelles les cippes avaient été disposés. C'était une idée malheureuse ; rien ne subsiste aujourd'hui des dispositions qu'avait prises l'ancien conservateur du Musée : son ouvrage n*aurait donc maintenant qu'un attrait de curiosité. M. Com* marmond est sur le point de donner au public une description ornée de planches gravées du riche Musée lapidaire commis à ses soins. Une livraison du travail de M. de Boissieu , sur le même sujet, a paru depuis quelques mois ; elle contient les inscriptions relatives aux Dieux et aux Déesses ; ce livre reproduit la forme des lettres et celle des monuments. *
Ecrites avec de grands développe-
I. — Il y • plntieun mftniérM de reproduire les inscriptions ; on peut les rendre en eeraeiéres trpogrtpliiqaet ordinaires , en petites eepitales pour imiter U lettre antique , à lonncs lignes ou en lignes brisées, •don le modèle autographe. On peut faire nlus encore, en donnant un txtLtX facsimtle des lettres nénies de rinseription , considérées sons le rapport de leur forme matérielle , de leur mesure et de leurs proportions entre elles. Il J a dan» ce dernier procédé un arantage qui a beaucoup de prix ; on apprend par lui à connaître Iw beaux types romains et leurs dégénérations succcssiTCS : c'est une curieuse étude ; elle est utile à Tart.
On peut choisir entre plutieurt procédés , pour donner les inscriptions , en Trai fae-slmile : dans l'un , le dessinateur 1 * ' ' * * * * * '
causés par le rarement la i soQTent réduit
été perdue ; on la Toil au n^' 407 de Tarcade LII de notre Musée lapidaire.
L'inscription célèbre gravée sur le monument de Munatius Plancus , h Gaëte , a été donnée dans la première partie de ce travail ; je ne l'ai donc pas reproduite ici.
Il n'y a pas de date sur ces monuments , mais plusieurs indiquent des consulats , et alors on peut parvenir à la détermination asses précise de l'époque , avec quelque habitude du Traité de l'art de vérifier les dates. On trouve dans ce savant ouvrage , ainsi que dans le Traité de diplomatique, l'indication des années ai^xquelïes correspondent les consulats et les tribunats indiqués par les cippes; mais ce cas est fort rare , du moins dans le recueil des inscriptions du Lyonnais. On y lit
INSCRIPTIONS LATINES
fort peu de ces désignations : il devient dcs-lors presque impossible de déterminer d'une manière précise l'âge de la pierre tumulaire. Les abréviations présentent une autre difficulté : une même lettre est l'initiale de plusieurs mots , dont le véritable est donné par le sens général de l'inscription. En général, le nom du personnage auquel le monument est dédié est placé le premier ; sa désinence masculine ou féminine est celle du datif; le nom au nominatif est le second : c'est celui de la personne qui dédie. Presque toujours les mots sont placés sans intervalles les uns auprès des autres ; souvent ils sont coupés par la transition d'une ligne à une autre ligne , et il faut quelque sagacité pour les recon stituer. *
f . •— On peut consulter, sur les inscriptions anciennes du Lyonnais, les outrages suivants :
Paradin dp. Cuysbaulx ( GuilL ). Inscriptions antiques , lumules et épttaphes qui se retrouvent en divers endroits de la ville de Lyon. Mémoires de la ville de Lyon. Lyon, Gryphtus, f 57.1 , in-fol. , n. 416-444. On y trouve soixante-onze inscriptions et les tables de Claude.
MiNBSTRiER ^leP. ). Histoire consulaire , in-fol. (peu d'inscriptions).
Bbllièvke (Claude). Lugdunum priscum , publié pour la première fois par J.-B. Honfatcon , d'après le manuscrit légué à l'Académie par F. Artaud. Lyon, imprimerie de Dumoulin, 1846 , i vol. gr. in-12. Voici le titre du chapitre : Epitaphia quae Lugduni ex veteribus lapidibus elicui , ultra ea quae alibi hoc libcllo nolavi (p. 81). On y trouve environ quatrevingt-cinq inscriptions (plusieurs sont modernes). L'ouvrage de Bellièvre est curieux encore à consulter; il fait connaître Porigine et la situation des pierres lapidaires dont il parle.
SvMEONi ( Gabriele ). L'Origine e le anliehilà di Lione , ouvrage publié pour la première fois par J.-B. Monfalcon , d'après le manuscrit de M. Bréghot. Lyon , impr, de Bajat , 4846, 1 vol. gr. in-12.
Syméoni a publié quatre-vingt-trois inscriptions ; il indique aussi le lieu où elles ont été trouvées.
Svon (/.). Recherche des antiquités et curiosités de la ville de Lyon. Lyon, Ceiîlier, 1675, in-12. Spon a publié environ cent dix inscriptions.
Bellièvre , Syméoni , Spon , Menestrier et Paradin reproduisent souvent les mêmes inscriptions ; Symphorien Champier en a donné quelques-unes.
Artaud ( Fr.). Notice des antiquités et des tableaux du Musée de Lyon. Lyon , BaUanckê , 1808, in-8«. (Soi\ante-six inscriptions). — Nouvelle édition ,1816, in-8°. (Environ quatrevingt-dix inscriptions). Artaud ne donne que celles qui étaient alors recueillies au Musée. --- Lyon souterrain , ou Observations archéologiques et géologiques faites dans cette ville depuis 1794 jusqu'en 1836 ; ouvrage publié pour la première fois , d'après le manuscrit original, par J.-B. Monfalcon. Lyon , imprimerie de IVigon , grand in- 12. — Musée lapidaire , manuscrit. Lyon, 1836 , grand in-4o, fig. Cet ouvrage a été légué par F. Artaud à M. Chirat , concierge du Palais des Arts : on y trouve environ cent cinquante inscriptions ; quelques-unes •ont modernes , d'autres sont à l'état de fragment.
Manuscrits db L'AcAoémE : ils contiennent diverses dissertations sur des inscriptions , |>ar Colonia , Mongez , Artaud , etc. , etc.
Brechot oc Ldt (C). Archives du département du Rhône, Revue du Lyonnais, Mélanges et Nouveaux mélanges biographiques et littéraires.
BoissiED {Alph. de). Inscriptions antiques de Lyon , reproduites d'après les monuments , ou recueillies dans les auteurs. Lyon , Louis Perrin , 1846 , grand in-4«. Cet ouvrage aura six livraisons ; la première seule a paru (31 août 1847).
CoMMARMOMD (./.). Description du Musée lapidaire de Lyon , on Recueil des inscriptions latines trouvées dans le département dn Rb6ne. Lyon, impr, de Dumoutin , i vol. grand in-4<>, avec planches. — Cet ouvrage n'a pas encore été publié.
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