‹ Histoire de la ville de Mussy-l'ÉvêqueChapitre 51 sur 133 · I. — Epoque oU commença la tenue des registres · texte numérisé non relu

I. — Epoque oU commença la tenue des registres

Leur forme.

Les chapitres, collèges, monastères et les curés étaient obligés, dès Tannée 1539, à tenir un registre de tous les baptêmes et un registre des sépultures, des personnes pour- ^M ie bénéfices. Les actes portés sur ces deux registres deraient être signés par un notaire, indépendamment du curé; et ces registres devaient être déposés aux greffes ^ bailliages et sénéchaussées. (Art. 50, 51, 52 et 58 de fAIit d'août 1539.)

Lbrdonnance de Blois, de mai 1579, prescrivit de

^r registre des naissances, mariages et décès. (Art. 181.)

Biifin les ordonnances d'avril 1667 et du 9 avril 1736,

®^'gôrent que les curés tinssent les registres en double

"ïnte, qu'ils signassent les actes et qu'ils fissent le dépôt

'^'^ double de ces registres au greffe du juge royal.

^^pendant les registres de baptême ou naissances n'ont

^Unencé à Mussy, du moins ceux qui existent, qu'à la

^^^ du 21 avril 1554, en sorte que l'on serait resté

WUi^ ans sans se conformer à l'édit de 1539. Les pre •

miers actes ont été signés Bernard, sans énonciation de qualité.

Il y a une lacune de 1554 à 1582 ; il y en a encore d'autres, moins grandes, à diverses époques. Cest en 1622 seulement qu'il a été fait mention de mariages et de décès, par de simples notes, à la suite des registres de naissance, sans déclaration ni signature quelconque. On a ainsi différé, pendant quarante-trois ans, dexécuter lordonnance de 1579.

Au seizième siècle, et pendant les premières années du dixseptième siècle, les actes de baptême à Mussy indiquaient le prénom de la mère de l'enfant, et n'énonçaient pas son nom de famille. D'après l'ouvrage de Doyen {Recherches sur les droits féodaux), les filles ne portaient en général que le prénom qu'on leur donnait en naissant, sans y joindre le nom de leur père, et elles portaient ce prénom ju8qu*& ce qu'elles fussent mariées.

On était dans l'usage de donner un seul prénom aux enfants lors de leur baptême ; on n'a généralement multiplié les prénoms qu'au dix-septième siècle.

A Mussy, les garçons recevaient le prénom du parrain et les filles celui de la marraine.

La date la plus ancienne des dépôts de doubles des re- gistres de naissance de Mussy, doubles qui se trouvent ai grefie du tribunal de Bar-sur-Seine, est de 1631.

En 1668, les actes de mariages et de décès ont été L crits sur le même registre que les actes de naissances, san!^ j aucune signature du rédacteur ni des parties qui fiûsaienr ^ la déclaration.

Les registres ont commencé, en 1675, & être tenus régi lièrement.

Ces registres ont été, dès l'origine, communs aux lages de Gomméville (Côte-d'Or) et de Plaines (Aube]

il ny avait que des chapelles sans fonts baptismaux, yes fonts ont été autorisés et établis à Gomméville en (4 , et, depuis cette époque, les actes de naissance, mage et décès de ce village, ont cessé d'être inscrits sur les istres de Mussy.

Jelon d'anciennes chartes du cartulaire de Langres et de ù de labbaye d'Auberive, de 1259, 1270, 1344, 1376 1410, le village de Gomméville se composait de deux tiens, Gomméville - le -Grand et Gomméville- le- Petit en 1344, était désigné comme étant situé près de la imbrière. Nesle {Excursion d'un touriste) dit qu'en ri, Gomméville-le-Grand avait cent vingt feux et Gomdlle-le-Petit vingt-un.

Voir les n^* 26, 28 et 33 de l'Appendice). 3es registres de l'état civil n'ont commencé à être tenus, laines, qu'en 1792, année où la loi du 20 septembre en }nflé la tenue à l'autorité civile.

[a municipalité de Mussy a commencé à tenir ces retres le 24 novembre de la même année 1792. aBs noms de la plupart des personnes qui sont comprises is les registres de baptême, de 1554 à 1580, et dont les lîUes paraissent encore habiter Mussy, sont l'objet d'un )vé, à. la troisième partie.

d. Tarbé (ouvrage sur la Champagne) fait observer que noms de famille n'ont guère commencé à être pris ou tés qu'au quatorzième siècle ; que, jusqu'au treizième, cun portait un nom de saint ou un nom historique ; l'on y joignait un surnom analogue à l'état, à la nature, i couleur des cheveux, à un événement, à un mot mal nonce, etc. ; que l'on y joignait d'autrefois le nom de village ou de sa province, et que les seigneurs ajoutaient QF prénom le nom de leur seigneurie.

In trouve dans des chartes de l'évêché de Langres ou

de Tabbaye d'Âuberive, concernant Massy, des exemple de surnoms ajoutés à des noms de saints ; on lit :

En 1148, Stéphanus, dictus Boichard ;en 1211, Colinui dictus Eschaffe Estranz; Viardus, cognomine Pignans en 1338, Hugo, surnommé Forestier ; en 1352, Galterus dictus Guie.

Un autre auteur croit que les surnoms ont commencé être donnés, en Champagne, au commencement du on zième siècle ; que ces surnoms sont devenus héréditaires dès le douzième, et ont constitué de vrais noms de fa mille.

Suivant Labédollière, vol. m, les noms seraient devenu héréditaires aux croisades.

Enfin MM. Rordier etCharton (Histoire de France, 1862 s'expriment ainsi qull suit à ce sujet :

<• L'introduction des noms de famille commença dans 1 «• deuxième moitié du onzième siècle ; avant, chaque indi « vidu n*en portait qu*un. Les uns ajoutèrent à leur noi M de baptême celui de leur père, et conservèrent les an « ciennes appellations germaniques, comme Achard» Ber •» nard, Geofiroy, Thierry; soit bibliques on romaines « comme Benoit, Laurent, Mathieu ; soit celtiques» comm <• bien des noms en Bretagne. D*autres adoptèrent les so <« briquets familiers comme Lebrun, Lebon, Petit, Tardif <« ou le titre d emploi, comme Bailli, Prévôt ; d'antres celo «• de leur profession, comme Boucher, Masson ; d'autres L M lieu de leur naissance ou de leur habitation. Les seigneor « ajoutaient leur nom de fief. »

Sur Torigine des noms de famille nous avons anssi le écrits de MM. Delaroque, Fallot, E. Salverte, Maigne, Gra nier de Gassagnac, auxquels on peut recourir.

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