DE FONTAINES PUBLIQUES
. Il n'existait , à Soissons , avant l'année 1 640 , ^e deux fontaines , renfennées dans l'intërieur des abbayes de. ftotre-Dame et de St-^ean des Vignes, et dont l'établissement remontait an XOI' siècle. U y ^vait encore , dans le fossé ouest de la ville , une petite source , dite la fontaine de
MyoA, <[ui derait très-probablement son origine à la coupure d'un aqueduc romain, lors de la construction de la nouvelle enceinte , en 1 551 ; mais Teau de cette fontaine , d'ailleurs peu abondante , devenait à peu près inuâte par son grand éloigneraent de la porte de la ville.
Les habitants Essaient usage de Teau de la rivière d'Aisne, généralement Rmpidc et asseft pure. Ils se servaient aussi de puits, dont l'eau est également très-potable , lorsque ces puits sont bien construits et convenablement entretenus : le fond du sol de la ville et de la vallée étant formé d'un banc de grève et de sable d'une grande profondeur, d'où il sort une eau toujours claire et abondante.
En 1640 , le corps municipsd voulant faire établir des fontaines publiques dans la ville , fit réumr, à cet effet, les eaux de plusieurs sources situées dans la pente de la montagne de Ste-Geneviève. C'était de là que les abbayes de Notre- Dame et de St-Jean tiraient l'eau de leurs fontaines. On en réunit environ trois pouces qu'amenèrent des tuyaux de terre cuite , remplacés dans la suite par des tuyaux de plomb . Trois fontaines