TRAITÉ DE BOSON AVEC CHARLES LE GROS
Le pays que nous appelons aujourd'hui le Dauphiné , à l'exception de Vienne et de ses environs , la Savoie , la Provence et le Vivarais n'avaient point été attaqués, car le siège de Vienne avait occupé toutes les forces ennemies ; aussi le roi Boson , quoique trop faible pour secourir efficacement sa capitale , avait porté ses armes jusque dans l'Auvergne, cherchant à rendre aux souverains alliés le mal que ceux-ci lui fesaient.
Dès le mois de novembre 885 , les Normands , après avoir envahi les provinces du nord , étaient venus assiéger Paris. Ce fut alors que Boson menaça d'attaquer l'empereur de son côté. La position de Charles le Gros était trop critique pour qu'il lui fût indifférent d'avoir un ennemi de plus à combattre ; aussi s'empressa-t-il de reconnaître la validité de l'élection du concile de Mantaille , à la charge d'un simple hommage que , comme empereur, il exigea de Boson.
Celui-ci rentra en possession de la totalité du
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royaume de Bourgogne. Sa femme et sa fille lui furent rendues. Ce fut peu de temps après qu'Ingeltrude, veuve de Carloman, avec qui elle n'avait jamais habité , épousa Guillaume , duc d'Aquitaine et comte d'Auvergne.