DÉMEMBREMENT DE SAINT PAUL
qu'en i588, Emery de Rochechouard, Evêque de Sisteron, en considération de Diane de France, sœur du Roi, Duchesse d'Angoulême, ayant donné à Robert Richer, Ermite de l'Ordre de Saint Antoine, admis, au Diocèse de Senlis par TEvêque, une maison, oratoire et jardin, sis à Picquepusse, Jean Prévost, Reg.Ep.29Aug. Vicaire Général de l'Evêque de Paris, lui permit d'y demeurer avec Pierre Richer, son frère, pourvu qu'ils n'y administrassent point les Sacremens. Enfin, j'ai vu une permission donnée par l'Archevêque, au mois de Mars i638, d'établir à Picquepusse des md. Religieuses de Ste Marie de Mouzon. Un fait remarquable concernant les Pénitens qui ont occasionné cette digression, est qu'en travaillant, l'an 1745, à une Chapelle de leur Eglise, on a découvert le corps du Vénérable Antoine Leclerc, en son entier. Voyez ce que j'ai écrit sur ce pieux personnage, en mes Mémoires sur l'Histoire d'Auxerre, T. II, p. Soq.
LES FILLES DE LA TRINITÉ, que le peuple appelle Mathurines, établies dans la petite rue de Reuilly, en 1618. • LES FILLES ANGLOISES, ou DE LA CONCEPTION, établies en la rue de Charenton, en i635 et i655.
LES HOSPITALIERES DE LA ROQUETTE, sous la règle de S. Augustin, rue de la Roquette, établies en 1639.
LES FILLES DE LA CROIX, établies rue de Charonne., en 1639.
LE PRIEURÉ DE LA MAGDELENE de Bénédictines réformées, venues de Trainel, puis de Melun, Diocèse de Sens, et fixées à Paris, rue de Charonne, en 1644. Madame d'Orléans, Abbesse Reg. Archiep. de Chelles, qui s'y étoit retirée, y a fait présent de quelques reliques de Ste Bathilde, qui ont été reconnues, en 1731, par M. de Vintimille.
LES CHANOINESSES REGULIERES DE S. AUGUSTIN, établies à Picquepusse, en 1647.
LE PRIEURE DE NOTRE-DAME DE BON SECOURS de Bénédictines mitigées, établies rue de Charonne, en 1648.
LES ANNONCIADES OU S. ESPRIT, rue Popincourt, et par abrégé rue Pincourt, établies en 1654.
LA MAISON DES PERES DE LA DOCTRINE CHRE- TIENNE, établis" en 1677, vers la vallée de Fécan, dans la rue de Bercy, proche une petite Chapelle où le Seigneur de Bercy faisoit dire les Dimanches et Fêtes une Messe en faveur des habitans trop éloignés de l'Eglise de Saint Paul, alors leur Paroisse. Leur translation du Bourg-la-Reine en ce lieu qui leur avoit été donné par Jacques Champion, Avocat, fut approuvée à l'Archevêché, le 6 Mars 1677, à condition qu'ils indemniseroient le Curé.
L'HOPITAL DES ENFANS TROUVÉS, fondé en la grande rue du faubourg, Pan 1677.
LA COMMUNAUTÉ DE N.-D. DES VERTUS, établie rue S. Bernard, pour Finstruction des filles, en. 1 681.
LES FILLES DE SAINTE MARTHE, établies rue de la Muette, en 1719.