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MARGENCY

On n'est pas bien assuré qu'il y ait eu une Paroisse en ce lieu

avant la fin du dernier siécle, à moins qu'il n'ait été le même

Chart. s. Dion, lieu qu'ou a counu sous les noms de Mesiasin au douzième siécle,

Bibi. Reg. jg Meiofin ou Megafin au treizième. Le Pouillé Parisien marque

Tab.Abb.Valli», ^j iiixJXif* i a r^ j

et-Preaves ^"^ Cure dans la vallée de Montmorency, sous le nom de Cura de de Montmor. MeiûssinOy qu'il dit être à la pleine nomination de TEvêque. Or p. 128, Qj^ j^g connoît plus cette Cure depuis longtems. On ne sçait pas même positivement l'endroit de la vallée de Montmorency où elle étoit située, à moins qu'elle n'ait été composée d'une partie de Margency, parce qu'on trouve une collation de l'Eglise Paroissiale de Margenciaco, faite après une longue vacance, le i3 Juillet 1519. Il a donc pu se faire que la Paroisse de Mejassin ait été composée de quelques maisons contigues au hameau de Margency qui dépendoit d'Andilly, et que ces maisons ayant été détruites

en grande partie, le peu d^habitans qui restoient, se soient dits de Margency, parce qu'ils en fréquentoient l'Eglise depuis que celle de Mejassin avoit été détruite, et qu'on leur eût donné un Curé qui les desservoit dans l'Eglise de Margency, Succursale d'Andilly.

Ce village de Margency est situé à quatre lieues de Paris, un peu au*dessou$ d'Andilly, sur le même coteau regardant le midi, et dans un terrain de même espèce. Ces deux lieux encore aujourd'hui ne font qu'un article commun au rolle des Tailles.

Le plus ancien titre où je trouve Margency nommé, est de l'an 1367. ^' ^'^'^ ^^^ point fait mention dans l'énumération des villages et hameaux dépendans de la Seigneurie de Montmorency, qui paroît dans un acte de 1298. Ces Terres y sont ainsi nommées Preuves de par ordre : Sosoi, Groloi, Montmeignie, Andilly, Migafin, Mou- **o"^™- p- "8. lignon, Metiger, Tour, Yauebonne, Ermont, Sarnoi, Franconville, S. Gratien, Espineil. On connoît toutes ces Terres, à la réserve de Migafin et de Metiger qui sont des lieux détruits. Le territoire occupé aujourd'hui par Margency ne pouvoit pas être exclu ^u nombre des dépendances de Montmorency ; il falloit donc qu'alors il fût connu sous un autre nom, et c'étoit apparemment sous celui de Migafin ou Mejassin, peut-être aussi sous celui de Mestiger, quoique ce dernier lieu appelle Mestigerium ibid. dans un acte latin de six cens ans, et Mestegier dans un autre de p* ^^ ^< 7^. l'an 1209, paroisse avoir été plutôt contigu à Tour, dit Saint- Prix, Voyez

. V A j*ii la fin de l'article

que non pas à AndiUy. ^^ Mouiignon,

Le Laboureur, parlant de la Terre de Maugarnie que Jean Bra- sous celui que acheta d'Etienne Le Clerc, peu après l'an 1400, dit qu'elle <*e Saint Prix, étoit située dans la Paroisse de Margency, ce qui ne peut se con- Tombeau des cilier avec l'érection de Margency en Paroisse qui n'a été faite que '""i"», article

^ ' , , ^ • n • j^- j«^ des Bracûues.

trois cens ans après, qu en supposant, comme je 1 ai déjà dit, que c'étoit la Paroisse de Mejassin qui étoit desservie dans l'Eglise de Margency.

Cette Eglise de Margency avoit eu besoin d'être rebâtie vers le milieu de l'avant-dernier siècle. L'Evêque de Paris permit Reg.Ep.Par. en 1548 aux habitans du lieu de la faire dédier en l'honneur de la ^ ^p^- '-'^^s. Sainte Vierge, par Charles Boucher, Evoque de Megare, et qu'il y bénit trois autels. L'anniversaire en fut fixé au 3o Septembre ; mais comme par la suite ce jour fut trouvé incommode, Charles le Court, Vicaire Général et Officiai, statua le i5 Septembre 1608 que désormais il seroit célébré le 3 de Novembre, et que la Saint Marcel seroit remise au 4. La Fête de la Nativité Notre-Dame est la fête patronale. Cette Eglise n'a que deux siècles de construction, et est bâtie simplement comme une Chapelle. Le chœur a l'air d'un gothique des tems auxquels on cessa d'employer commu-

638 PAROISSE DE MÀRGENCY

nément cette architecture. Il y a à l'un des vitrages le visage d'un Christ que Ton estime fort.

En 1699, les habitans exposèrent à M. le Cardinal de Noailles que le Curé d'Andilly ne vouloit plus les desservir, qu'ils étoient éloignés d'un quart de lieue de l'Eglise Paroissiale, et qu'en hiver les chemins étoient très-mauvais ; que dans l'Eglise de Margency il y avoit des Fonts baptismaux et un cimetière auprès, et qu'il y avoit cinq cens livres de rente pour entretenir un Curé dans ce lieu. Jeanne de Saveuse, Comtesse de la Marque, représenta la même chose, comme Dame de la terre. Le sieur Bucaille, Curé d'Andilly, fut le premier opposant à l'érection d'une Cure en ce lieu, offrant de fournir cent cinquante livres pour y établir un Vicaire. Robert Aubry, Seigneur d'Andilly, Maître des Comptes, s'y opposa pareillement ; les Grammontins ou Bons-hommes du Menel, maison située un peu au-delà de Monceout, sur les confins des Diocèses de Paris et de Beauvais, y firent aussi leur opposition, comme payant un gros au Curé d'Andilly, déclarans qu'ils ne consentiroient à cet établissement qu'en tant qu'ils seroient déchargés d'un second gros. Les offres de la part de la Comtesse, Dame du lieu, de payer huit cens livres pour la construction du Presbytère, et d'ajouter trois cens livres de rente à la somme déjà destinée pour le nouveau Curé, à condition que la présentation lui en appartiendroit, et que ce Curé feroit tous les soirs la prière et le Catéchisme, emportèrent la décision de l'affaire. L'Archevêque accorda le patronage de la Cure à la Dame et à ses successeurs, se retenant le droit d'y nommer la première fois, et enfin, le plan du territoire étant dressé, la Cure fut érigée par décret du i3 Mai de la même année 1699. Le Curé et les habitans furent chargés par cet acte de venir en procession à Andilly, leur Eglise matrice, le jour de S. Medard, pour y assister à la Grand-Messe, le nouveau Curé, chargé de payer chaque année trente sols à celui d'Andilly, et la fabrique de Margency pareille somme à celle d'Andilly. Dans le plan qui fut dressé de la nouvelle Paroisse, il n'y a d'autres noms particuliers que le chemin de la Rousse et celui de la Norée ; il y est aussi fait mention du ruisseau venant de Molignon, et il n'y a pas un mot de Mejaffin ou Migafin.

Ce village est le seul de son nom dans tout le Royaume, selon le Dictionnaire Universel. Il y a à la vérité beaucoup de lieux dont le nom commence par Marg; mais aucun ne finit comme piin. lit. XVII, Margency. Marg signifioit certainement chez les anciens Gaulois cap. VI et VIII. une espece de terre grasse, ainsi qu'il paroît par Pline le Naturaliste, et Margent dont on fait Margency en est apparemment un dérivé.

Le plus ancien acte où Margency soit nommé, et que j'ai déjà

DU DOYENNÉ DE MONTMORENCY ÔSq

dit ci-dessus être de l'an iSôj, concerne le temporel de ce lieu. Cest Tachât que Nicolas Bracque, Maître d'Hôtel des Rois Jean, LeUboureur, Charles V et Charles VI, fit de Bery de la Bove, d'une maison, ^""^^l^^J^* jardin en fief sis à Margency, tenant à Jean de Meudon, avec trois ArticieBrâc^ue. quartiers de vigne ; au moins TAvcu qu'il en fit au Seigneur de Montmorency est-il de ce tems-là. Ce fief s'appelloit Le Fief Trellin, Nicolas, son fils, qui vivoit en 1400, se disoit alors Sei. gneur du Fief Treillan, et il le vendit à Nicolas Boisselet. Il en avoit encore un autre en ce lieu, qui consistoit en 40 arpens de bois, au quartier dit Le fond des Aunoit, Jean Bracque, fils de Nicolas II, avoit acquis, vers l'an 1420, d'Etienne Le Clerc, la Terre de Maugarnie située à Margency, et il en fit foi et hommage. Rien de tout cela ne marque que ces Messieurs Bracque ayent été Seigneurs de Margency.

Mais il est sûr qu'environ l'an 1470 cette Terre étoit possédée Mcm. et Regist. par un nommé Jean Vau-du-bois, que le Roi Louis XI la fit con- ^* '■ fisquer, et la donna ensuite à Regnaud Le Turc, en 1474. Comptes.

Jean Robert de Helin, Conseiller au Parlement, en étoit Sei- Géoéai. gneur vers l'an i56o, tems auquel il épousa Anne le Clerc de*** Luiiier dans

^ ^. Moreri.

Cottier.

Louis de Saveuses posséda cette Terre sous les règnes d'Henri III vic de Charles et Henri IV, et après lui Jean Robert de Saveuses, Conseiller au de Saveuses, Parlement, qui fut tué à Paris l'an 1629 en frappant à la porte de ^s*"^**^*^"^^^^^ '' son logis paternel, vieille rue du Temple. de Paris, p. 16,

En 1649, ^^ veuve du Président La Fayette fut imposée à une 4» «43. taxe, comme ayant une Terre à Margency, suivant un roUe imprimé.

On a vu ci-dessus qu'encore à l'an 1699 Margency appartenoit à une Dame de Saveuses, qui y a fondé la Cure.

Aujourd'hui celte Terre appartient à M. Cuiret, Gentilhomme chez le Roi.

MAUGARNY, Terre située sur la Paroisse de Margency, a été possédée par Etienne Le Clerc, et ensuite par Jean Bracque, sous les règnes de Charles VI et Charles VII, comme je l'ai déjà dit. Elle appartenoit en i633 à Jean-Jacques de Barillon, Président Perm. de au Parlement. Dame Bonnefoy, sa veuve, vivoit encore en 1679, ^***p- ^°'""*' auquel an furent enregistrées le i5 Décembre en Parlement les Lettres patentes, portant permission à elle de faire clore le Regist. du Pari . chemin appelle Maugarny, passant devant sa maison en la Paroisse alors d'Andilly, à la charge de rétablira ses frais le chemin d'en bas qui en est proche. Enfin je trouve qu'en Tan 1699 Perm.de ce lieu de Maugarny sur la Paroisse de Margency appartenoit à ^***p- î^o";«*- M. de Barillon, Conseiller au Parlement.

Un des Curés de Margency peut être mis au rang des Ecrivains

du Diocèse de Paris, par la singularité du sujet qu'il a choisi. Il se nommoit M. Touraine. J'ai vu de lui une petite brochure imprimée à Paris chez Huguier en 1707, in- 12, qui a pour titre: Conviction de la justesse du Traité des Instructions du Calendrier universel et perpétuel, et des erreurs du Calendrier Grégorien contre la censure du premier et l'approbation du dernier dans les Journaux des Sçavans et dans les Mémoires pour V Histoire des Sciences et des beaux Arts ; et une autre brochure plus con^dérable, imprimée chez le même en 171 1, intitulée : Démonstration invincible et surprenante, qui montre qu*iia été /ait deux fausses corrections du Calendrier Julien ou Romain, depuis qu*il est en usage. Ses instructions du Calendrier universel avoient vu le jour dès Tan 1690. A Tégard de la démonstration, il y dit dès le commencement qu'il l'a composée pour répondre à une objection que lui avoit faite dès l'an 1708 M. le Curé d'Ouille, dont il ne dit point le nom.

EAUBONNE ou AUBONNE

Cette Paroisse du Doyenné de Montmorency est dans la plaine qui en fait partie, et située à trois lieues et demie de Paris. Il y a long-tems qu'on écrit son nom Eau-bonne, et dès le XIII siècle les titres latins mettoient Aqua bona : cependant comme c'est un pays assez sec, où les eaux ne sont pas même si bonnes qu'ailleurs, un pays où il ne coule aucun ruisseau, mais seulement des torrens qui viennent des montagnes après les orages, il y a lieu de douter que le vrai nom latin doive être Aqua bona, et qu'on doive écrire en françois Eau-bonne, quoique cela se fasse ainsi depuis le siècle de S. Louis. Il y a plus d'apparence que l'on aura écrit primitivement Aubone en langue vulgaire, et que ce nom venoit des mots latins Albona ou Alpona dérivés de quelque langue barbare ou étrangère; car il est sûr que ces noms Albon et Albonne n'étoient point inconnus chez les anciens. On voit en Suisse, dans le canton de Berne, une ville dite et écrite Aubonne. Cartes et II v a dans la Franche-Comte un lieu appelle de même et écrit PouinezduDioc. Aubone : c'est une succursale dans le Diocèse de Besançon, ^de^pesançon. Doyenné de Varasque. L'Histoire des Grands Officiers fait

mention pareillement d'un lieu nommé Aubone. On connoît enfin un autre lieu, proche la ville de Mante, écrit Hautbonne, dans les titres des Chartreux de Paris qui y possèdent des vignes. Mais l'auteur du Pouillé françois à la fin de Du Breul est si persuadé qu^Aqua bona est le vrai nom latin du lieu, qu'il le rend en notre

langue par Aiguebone, de même que dans un titre de Matthieu de Hist. de Montm. Montmorency, donné en' 1293, il est écrit Yauebonne. Preuv.p.128.

L'Eglise d'Aubonne est sous l'invocation de la Ste Vierge. Son édifice ne présente rien d'ancien, que la figure de son clocher de pierre qui est octogone et placé sur le sommet du bâtiment, ainsi que cela se pratiquoit il y a cinq et six cens ans. La Cure est à la pleine collation de l'Evêque de Paris, suivant le Fouillé du XIII siècle et les suivans. Les noms de deux anciens Curés sont tombés sous mes yeux. Un nommé Astorge, qui l'étoit en i325, ^^^ j^^ ^^r^ fut alors Prieur de Sorbonne. Jean de Valoys, autre Curé, fit homologuer, en i558, à l'Evêché un échange de terres labourables. Reg.Ep.isDec.

L'Histoire de la Maison de Montmorency renferme une circonstance touchant la dixme d'Eaubonne, sçavoir: que la Dame du Hist de Montm. lieu, nommée Eustache, engagea vers l'an 1180 aux Chanoines Preuves p. 61. de S. Victor de Paris tout le droit qu'elle avoit dans cette dixme.

La Paroisse n'avoit en 1470 que douze habitans. A présent elle est composée d'environ trente feux. Le Dictionnaire Universel y compte 120 habitans. La culture du terrain est assez variée.

Le plus ancien Seigneur d'Aubonne qui soit connu, est Radulfe ^^^^ ^^^ de Aqua bona, bienfacteur de l'Abbaye d'Herivaux, proche Lusar- nova, t. vu, ches. Un nommé Philippe d'Eaubonne est mentionné comme p- ^7>^témoin dans des actes de Matthieu de Montmorency des années 1 193 et 1 199. Un autre Philippe de Aqua bona miles, est nommé ^ist. de dans un acte du Parlement de Paris de l'an 1273. Il est peut-être Montra. Preuv. le même Philippe dont il est fait mention dans un titre de P-7oet7«l'Abbaye du Val de l'an 1246.

Eudes, dit Acrochart, aussi dit Chevalier de Aqua bona, est nommé dans un titre de l'Abbaye du Val du même siècle, comme lui ayant vendu une portion de bois sise juxta essarta de Montherlou.

Les autres Seigneurs dont j'ai eu connoissance sont Charles de Hist.de Momm. Montmorency, Chambellan et Maître d'Hôtel d'Artus de Bretagne, p. 5i6. Connétable de France. Il mourut en 1461.

Jean le Prévôt, Procureur en la Chambre des Comptes, marié à Jeanne Fromont, fille du Seigneur d'Andilly : mais il n'étoit Seigneur qu'en partie. Il fit son partage avec ses frères en 1524. De son mariage avec Marie Morin, fille d'Erard Morin et Etiennette Gontier, il eut Nicolas le Prévost, Avocat en Parlement, puis Conseiller au Présidial d'Amiens, qui vendit cette Terre à Olivier le Febre, Président en la Chambre des Comptes, et ne jouit pas de l'argent, lequel lui fut enlevé dans le tems de la Ligue. Olivier avoit épousé une d'Alesso, descendante d'une sœur de S. François de Paule. Son successeur a été André le Febvre, Conseiller au Parlement de Paris.

642 PAROISSE D^ERMON

Gervais le Febvre leur descendant, Maître des Requêtes et Président au Grand Conseil, vendit la même Terre à M. le Large, auquel a succédé M. Couet, Secrétaire du Roi, dont le fils en jouit aujourd'hui.

Hi8t.de Montra. Le fief d'Eaubonne est dit relever de Montmorency dans un acte p. 336. jg Jean, Baron de Montmorency, de Tan 1469. Affiche. Je ne connois sur cette Paroisse que le seul fief appelle Meaux

ou Monceaux.

Reg,EF,2oSepL Le Collège de Fortet, sis à Paris, a eu à Eaubonne un bien appelle le Moulin Martinet, dont il fit échange en 1S62, Nota. Gaiiiar, M. de Valois a parlé d'un autre village d'Eaubonne au Diocèse p.4og,coi.i. jg Paris, qu'il dit tirer son nom de la chose même, à re nomen

p. 1 63, col. 2 . •^•111 •• ••^jT>i'

etp.4To,coi.i, tnventt; il le place sur un petit ruisseau qui vient de Bobigny, et

va se jeter dans le Crould, proche Saint Denis. Mais il est certain qu'il n'y a point de lieu de ce nom à l'endroit où il le place ; c'est simplement le ruisseau qui porte le nom d'Eaubonne. Le même auteur parle ensuite d'Eaubonne situé proche Montmorency; mais il doute 'qu'il existe, et il ne le regarde comme réel que dans la supposition que les Cartes géographiques ne soient pas trompeuses. Ceci fait comprendre qu'il peut y avoir bien des articles à réformer dans sa Notice, et qu'il n'étoit pas même bien au fait du Diocèse de Paris.

ERMON ou ORMONT

Ermon, Paroisse de la vallée de Montmorency, est à la distance de quatre lieues de Paris,et à une seulement de Montmorency vers le couchant : sa situation est dans la plaine, aussi bien que celle de Cernay qui en dépend.

La manière d'écrire le nom de ce village a si fort varié, qu'il n'est pas facile d'en deviner l'étymologie. Le plus grand nombre des écrivains n'y ont point mis l'aspiration H, et ils écrivent Ermon, comme fait le Pouillé du XIII siècle; mais entre ceux-là quelques-uns se sont avisés d'y ajouter un t à la fin ; ce qui peut tromper le Lecteur, et lui faire croire que ce village seroit sur une montagne, ce qui cependant est faux : car les montagnes du côté du nord qui sont à un quart de lieue sont des Paroisses d'Andilly ou de Margency, et celles du côté du midi sont de Sannois ou Çannoi. Ermont, ainsi qu'il est écrit dans l'histoire de la Maison de Montmorency à l'an 1293 (page 128), et par Du Breul en son Pouillé de 1626 (page i28\ n'est point le nom exactement écrit, non plus qu'Hermont du Pouillé d'Alliot de 1648, ni Armont de

celui du sieur Le Pelletier. M. Chastelain est tombé dans le môme défaut, tant au commencement qu'à la fin du nom ; il appelle ce Manyroi. Univ lieu Herimons en latin, et Hermont en François. M. de Valois se p- '°^^contente de dire au sujet de ce village, que son nom Ermon est dans Pancien Catalogue des Cures, par où il entend le Fouillé Parisien du XIII siècle, Aujourd'hui le peuple appelle ce lieu Ormont, et dans plusieurs cartes modernes il est écrit ainsi. Cependant il y a une grande apparence que ce lieu est le viculus Hist.deS.Denis. Ermedonis qu'Hilduin, Abbé de Saint Denis, donna à son Monas- Preuves, n.75. tere vers l'an 835, et que, suivant une altération assez ordinaire dans l'usage de ce mot Ermedon, on fit par la suite Ermeron : car on ne peut pas entendre d'aucun autre lieu ce qui se lit dans un aveu fait au Roi Philippe-Auguste. Jean de Gîsors y déclare qu'il Hist.deMontm tient de ce ^Tince quicquid hdbet apud Tor, et Ecclesiam de Erme- Preuves p.41 s ron juxta Aquam bonam : le mot Ermeron paroît être celui d'Ermedon, un peu altéré, car en passant on remarquera que Tor qui est la même chose que S. Prix, et Eaubonne, sont des lieux trèsvoisins. On peut aussi observer que voilà une Eglise possédée par un Seigneur laïc. J'aurai occasion d'en parler encore pins bas.

L'Eglise d'Ermon est un édifice bâti en 3ifférens tems. Elle n'a qu'une aîle qui est du côté du midi. Quelques piliers dans le côté du nord contiennent des vestiges de structure du XIII ou ^IV siècle. Le reste et surtout l'aîle est d'un travail d'ordre composite qui n'a gueres que deux cens ans. La Tour assez moderne est du même côté. Il n'y a que le chœur qui soit voûté. Dans ce chœur au pied du sanctuaire est une tombe, au milieu de laquelle se voit un Ecu à deux fasces d'argent, et autour de la tombe est gravé en lettres capitales gothiques : Ci gist Monseigneur Pierre de Mallinons Chevaliers M CC LXXI le jour de

Sous le banc des choristes est une autre tombe, sur laquelle on lit: Cx gist noble homme Daniel de Cernay en son vivant

Escuyer et des Ulm en partie lequel décéda le

second jour de Juing i5y3. Ce Seigneur y est représenté vêtu

militairement avec son blazon (Un chevron avec un croissant en

pointe). Je trouve que Charles Daniel, Ecuyer, Seigneur de Cer-

nay, avoit fondé en iSSj en l'Eglise d'Ermon un service le jour

de S. Léonard, et un autre le jour de Ste Luce. La réduction en Reg Ep. Paris.

fut faite par l'Evêque de Paris le 19 Mai iSqS, à la poursuite

du Curé.

Cette Eglise reconnoît deux Saints pour ses patrons. S. Etienne, premier Martyr, est l'ancien, et S. Flaive est le second et nouveau patron. J'ai vu des provisions de la Cure du XI Septembre i523, où elle est dite Ecclesia Parochialis S. Flavii de Ermonte. Elle est sur-nommée du même Saint dans une visite d'Archidiacre de

644 PAROISSE D^ERMON

Tan 147 1. On y fait l'Office de ce S. Flaive le 23 Août et le

Chastei. i8 Décembre. On m'a assuré qu'il y a cessation de travail. Au

Manyroi. Univ. gfgnd autel, S. Flaive (Flavius] est représenté en Evêque, et de

^' même à l'extérieur de la châsse de bois où sont ses reliques : mais

l'histoire de la licorne qui est aussi représentée, et qui est dans

Cod. A/s. les leçons de son Office, où de plus on lit qu'étant berger il avoit

s. Vtct. Par. et ^^^ poursuivi par la £)ame qu'il servoit et qu'ensuite il se fit

Paris. Discal, ermite, sont autant de traits empruntés de la vie d'un S. Flavit,

sign.Heurtauit, qui n'a jamais été que simple concierge (ou consierge) du château

de Marcilly au Diocèse de Troyes en Champagne. Ces traits font voir qu'on a confondu deux saints personnages fort différens. Il y a eu un S. Flaive Evêque de Rouen au VI siècle. M. Chastelain Martyroi. Lniv. l'appelle Saint Flieu, et dit que ses reliques sont honorées à 23 Août. s. Martin de Pontoise. C'est ce qui dénote comment une partie du corps d'un S. Flavius peut se trouver à Ermon. Comme on a vu ci-dessus que sous le règne de Philippe-Auguste, Jean de Gisors avoit une Seigneurie au village de S. Prix, et possédoit en même tems l'Eglise d'Ermon; selon l'usage de ces tems-là, il paroît fort vraisemblable que sa Seigneurie de Saint Prix l'ayant mis en relation avec TAbbaye de S. Martin de Pontoise, qui possédoit le Prieuré du même lieu de Saint Prix, il pût obtenir des Reliques de S. Flaive, Evêque de Rouen, pour en enrichir son Eglise d'Ermon. Voilà ce qui me paroît pouvoir autoriser la tradition d'Ermon que S. Flaive a été Evêque. Mais comme il n'y a pas d'apparence que la c4iâsse de la Paroisse d'Ermon renferme aussi des reliques de S. Flavit, dont le corps est à Sainte Colombe de Sens, c'est sans doute pour suppléer à la stérilité des actes de S. Flaive de Rouen, que Ton a cru pouvoir emprunter les actions rapportées dans la vie de S. Flavit de Marcilly, quoique mêlées de fables, et les attribuer au saint patron de l'Eglise d'Ermon, afin de fournir une plus ample matière aux prédicateurs et aux peintres.

Quelques-uns (le Père François-Joseph de Sainte-Marguerite, Carme Déchaux de Paris) ont pensé que ce Saint Flaive a été un solitaire qui auroit vécu à Ermon même, et ils se fondent sur ce qu'on dit qu'une fontaine porte son nom ; mais comme on n'y montre aucun tombeau où il ait été inhumé, cette conjecture ne se trouve point suffisamment appuyée. La fontaine est à demilieue de-là sur la Paroisse de Cennoy, où j'en parle assez au long. Il s'étoit élevé, il y a six vingt ans, une contestation entre François Texier, Ecuyer, Sieur de Cernay, et Nicolas Quintaine, Curé Reg.Arch. Par. à'^vmoviy sur le jour qu'il falloit célébrer l'Anniversaire de la

Dédicace de l'Eglise Paroissiale : l'Archevêque de Paris ordonna le 20 Août 1627 qu'à l'avenir on continueroit à la faire sans innover, le 3 Août, jour de §. Etienne, l'un de ses patrons.

La Cure d'Ermon est à la pleine collation de l'Archevêque de Paris, selon le Pouillé du XIII siècle et tous les suivans. Le cimetière du canton étoit apparemment dans les anciens tems sur le chemin d'Ermon au Plessis-Bouchard : au moins j'ai oui dire étant sur les lieux) qu'on avoit trouvé des cercueils de pierre sur ce chemin. On m'assura aussi qu'il y a eu un tems où l'on apportoit les enfans de Pontoise à Ermon pour les baptizer.

Le dénombrement de l'Election de Paris ne compte à Ermon que 19 feux : mais on m'a dit dans le lieu qu'il y en a environ 120, compris les cinq ou six qui sont à Cernay. Aussi le Dictionnaire Universel y marque-t-il 463 habitans. Les dénombremens joignent toujours Cernay avec Ermon. Ces deux lieux renferment quelque peu de vignes.

Dans l'énumération des Seigneurs qui comparurent à la rédaction de la Coutume de Paris en i58o, on voit à l'article d'Armon pour Seigneur de ce lieu le Grand-Prieur de France, ce qui n'est point sujet à mutation. Il y est aussi qualifié Seigneur en partie de Cernay, où il y a une maison remarquable. Dans un titre de Montmorency de l'an 1293 est écrit Sarnoy, qui est apparemment Hist.deMontm. ce lieu-ci, où M. le Prince de Condé a aussi sa Seigneurie. Prcuvcsp. 128.

Je n'ai pu découvrir de plus anciens Seigneurs de Cernay que Charles Daniel, décédé en i573, dont j'ai rapporté l'épitaphe cidessus. François Texier l'étoit en 1623 et 1627. Sur la fin du dernier siècle, Melchior Blair, Fermier Général, en étoit Seigneur. Il y décéda en 1744, âgé de 87 ans, dans le beau château qu'il y avoit fait bâtir. Il a eu d'Henriette Brinon, son épouse, Louis- François de Blair, reçu Conseiller au Parlement en 1709 et depuis Chef du Conseil de M"« la Princesse de Conti de la Roche- Mcrc.de France, Guyon, lequel lui a succédé dans la Seigneurie: son fils est Maître Oct. 1737 des Requêtes. '' "^'^ '744-

SAINT PRIX ou PRICT

Dit anciennement TOUR ou TOURN.

Il est souvent arrivé que les pèlerinages aux reliques des Saints ont fait changer le nom des lieux où ils se faisoîent. Entre plusieurs exemples on peut apporter celui de Tour ou Tor, village du Diocèse de Paris et à cinq lieues de cette ville, qu'on méconnoît presque aujourd'hui sous ce nom, et qui ne le porte presque plus que dans les Registres de l'Election. Son étymologie ne vient aucunement de Turris, parce que les plus anciens titres,

PouiiiéParis.du même ceux qui sont en latin, mettent Torn ou Tor tout simple-

XMi Siècle, j^gjjt D'ailleurs la lettre n employée dans ce nom fait voir que

son origine lui est commune avec celle de Tornacum, Tournai,

qui constamment n'est pas dérivé de Turris, Ainsi je serois

Origines deCaên du sentiment de M. Huet, qui croit que tous les noms de lieu chap. XXI. qu'on voit en France commencer par Torn ou Tourn, tels que Tournieres, Tournebu, Tournetot, Tourneville, Tourneur, sont émanés du nom Thorn, divinité des Gots et des Danois. Ces derniers prononçoîent quelquefois ce nom sans n et disoient Tur, selon Dudon de Saint Quentin, auteur qui vivoit il y a six cens ans. Ce nom est en effet tellement éloigné de la langue latine, que, vers Tan 900, on Técrivoit quelquefois en France Hturnum, de même que Hludovicus, ainsi qu'on verra plus bas à l'occasion de la charte de l'Eglise de Narbonne. Cette manière d'écrire tient si fort du Germanique, qu'il pourroit aussi se faire que le nom du village dont il s'agit soit venu du langage celtique Thur ou Thour, qui signifioit porte ou passage, ensorte que ce lieu auroit été ainsi appelle, parce qu'il servoit de passage pour aller d'une vallée à l'autre, comme il en sert encore.

Ceux qui rédigèrent le Cartulaire de l'Abbaye de S. Martin de Pontoise, dite anciennement de S. Germain, composèrent en forme de chartre le mémoire qui regarde l'introduction des Moines en ce lieu de Tour et y marquèrent que ce fut un Geoffroy de Montmorency et son épouse Richilde qui donnèrent, sous le règne de Philippe I, sur la fin du XI siècle, à cette Eglise de Saint Germain de Pontoise, l'Eglise du village appelé Tour et tout ce qui en dépendoit, à condition que Gautier qui en étoit le premier Abbé, y introduiroit des Moines et disposeroit des revenus. Ce Gautier est celui-là même qu'on connoît sous le nom de S. Gautier de Pontoise. Il est bon de remarquer que dans cet

Hist. deMontm. ancien Mémorial, Geoffroy donne cette Eglise de Tour Beatissimœ

Preuv. p. 4i3. j^^i Genitrici beatoque Germano atque Sancto Prœjecto omnibusqué Sanctis, Ce qu'il faut en conclure, est qu'il semble que l'Eglise de l'Abbaye de Pontoise auroit été non seulement sous l'invocation de S. Germain, mais encore sous celle de S. Prix, Evêque de Clermont, et que comme il y avoit sans doute de ses reliques en ce lieu, on en fit part à l'Eglise de Tour, ce qui occasionna depuis le changement de nom de ce lieu. Geoffroi, qui étoit alors Evêque de Paris, approuva la donation de l'Eglise vers Gaii. Chr. l'an 1090 ; Etienne de Senlis, l'un de ses successeurs, la confirma

^'V^'f^'/^' ^^ ÏÏ247 ^t Thibaud, aussi Evêque de Paris, fit la même chose

en 1149. Thibaud, Abbé de Pontoise sur la fin du règne de Louis XII, vers l'an 1175, rappelant à Thibaud de Gisors, l'un des descendans de Geoffroi de Montmorency, cette donation, se

sert de ces termes : Ecclesia de villa quœ Turnus dicitur et décima ejusdem villœ tam vini quàm annonce. Quelques Seigneurs de Montmorency ajoutèrent encore d'autres biens au Prieuré de Tours. Matthieu y donna, en 121 5, du consentement de Gertrude son épouse, dix arpens de bois.

Ce Prieuré et l'Eglise Paroissiale ne forment actuellement qu'un seul et même édifice, dans lequel on apperçoit une structure de différens tems. Cette Eglise est bâtie en long sur le coteau, à l'endroit où le village forme une espèce d'amphithéâtre qui est aperçu de Paris, et dont l'aspect est au midi. Entre le chœur et la nef de cette Eglise se voient quatre piliers, formant un quarré, qui sont avec le clocher qu'ils supportent, ce qu'il y a de plus ancien dans l'édifice, et qui paroît être du XIII siècle. Le bas côté ou aîle méridionale qui est plus abaissée que la nef et que le chœur, et qui est double ou triple, ne paroît être bâti que vers l'an 1600; les vitrages sont de i6o3. Au Grand autel qui est construit assez nouvellement est représenté S. Prix d'un côté, et S. Fiacre de l'autre. Ce dernier est, dit-on, le vrai patron de la Paroisse. Dans Tun des collatéraux méridionaux est l'autel de S. Prix isolé, où se fait le concours des pèlerins et l'assemblée des Confrères. Les Reliques du Saint y sont conservées dans une armoire singulière qui renferme deux ou trois reliquaires, où cependant on assure qu'il n'y a qu'un doigt du saint Evêque. La fontaine du nom du même Saint Prix se voit aussi dans le village. La Fête qui attire le plus grand nombre de pèlerins, est celle de la Translation de ce Saint, le 12 de Juillet. L'auteur du Supplément à Du Breul, imprimé en lôSg, parlant du lieu de S. Prix (page 56), ne fait mention que de ce concours et de la quantité prodigieuse de malades qui y sont guéris.

Dans le Pouillé écrit avant le règne de S. Louis, cette Paroisse est nommée Tor ; et le copiste l'a mise avec Taverny, par erreur, au bout des Cures qui sont à la présentation du Prieur de S. Martin des Champs, quoiqu'elle soit à celle de l'Abbé de S. Martin de Pontoise. Le Pouillé du XV siècle rectifie cela en la marquant sans aucune ambiguïté, comme appartenante à l'Abbé de Pontoise, et simplement sous le nom de Turno. Outre cela, différentes provisions de cette Cure du mois de Décembre 1479, ^^ ^^ Mars 1498, lèvent tout le doute, en mettant ad prœsentationem Abbatis S. Martini supra Vionam juxta Pontisaram. Ce nom Viona est celui de la petite rivière qui se jette dans l'Oise à Saint Martin.

Les Pouillès ont fort varié depuis un siècle et demi sur la manière d'écrire le nom de cette Cure. Des deux qu'on trouve dans Du Breul, l'un la nomme Cure de Turno et Melione, l'autre en françois Tour-Milon. AUiot, en son édition in-8<», met de Turno,

et traduit Tourves ; en sa seconde édition de 1648 in-40, il marque

Cure de Tou, et le sieur Pelletier dans son Fouillé de l'an 1692

Not. Gaii. écrit Thou. Hadrien de Valois a eu sous les yeux un Fouillé,

p 433, col. I. duquel il ne marque pas Tâge, et dont le copiste avoit encore plus

altéré le nom en écrivant Tunon : ce Sçavant dans la page précédente ne reconnoissant pas le lieu de Saint Frix dans le nom Ter du Fouillé du XIII siècle, s'est imaginé que ce Tor étoit un petit lieu situé sur l'Oise proche Mery, et qui est vulgairement appelle Stors, quoiqu'il soit certain que ce Stors n'a jamais été une Paroisse. A l'égard des deux Fouillés imprimés dans du Breul, l'ancien nom de la Cure de Saint-Prix y est exactement marqué ; mais celui de Moulignon, son annexe, est très-défiguré. Je parlerai plus bas de cette seconde Eglise. Les auteurs du Dictionnaire Universel de la France marquent à l'article de Saint-Prix, qu'ils . connoissent aussi sous le nom de Tour, deux Prieurés ; sçavoir, 10 le Prieuré du lieu dépendant de Saint Martin de Pontoise, dont ils évaluent le revenu à 55o livres, quoiqu'il vale beaucoup moins. 20 Le Prieuré du Bois Saint-Pere, dont ils disent que le revenu est de quinze mille livres, ce qui est faux ^ Je parlerai de ce second Prieuré à l'article de la Paroisse de Boufemont, sur le territpire de laquelle il est situé.

Ce même Dictionnaire fixe le nombre des habitans de la Paroisse de Saint Prix à 475 ou 489. Le dénombrement de l'Election de Paris y marque 148 feux. On n'y comptoit que 40 habitans

Tab, Ep. Paris. SOUS le règne de Louis XI, et 12 à Moulignon, son annexe. La

culture de la terre y est fort diversifiée.

Outre l'Eglise de Saint Martin de Pontoise qui a des biens en ce lieu de Saint Frix, je trouve que celle de Saint Martin des Champs de Paris comptoit au commencement du XII siècle, parmi les possessions dont elle obtint confirmation du Pape Calixte II, quelques hôtes de ce lieu ^ qui lui appartenoient avec des vignes, des cens et une forêt de châtaigniers, et que ces biens s'étendoient en partie sur le territoire de Taverny, et sur celui du lieu dit alors Moncellus, le tout provenant de la libéralité d'Eudes, Comte de Corbeil ^ et dès l'an 1 124, le même Prieuré y possédoit toute la voirie accordée par les Seigneurs de Montmorency. Matthieu le Bel qui a communiqué son nom au village de

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