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SUR LE TERRITOIRE DE SAINT MERRY I7I

des deux Chanoines de N. D. qui ont la première et la seconde des partitions.

Cette Eglise est réputée fille du Chapitre de la Métropolitaine.

Autrefois son Clergé venoit chaque Dimanche chanter une grande Messe à Saint Merry.

COUVENT DE SAINTE AVOYE. C'est un Chefcier-Curé de Saint Merry, nommé Jean Séquence, qui a donné occasion à l'établissement de cette Maison. Il y avoit en la rue du Temple des maisons et un oratoire du nom de Sainte Avoye. Ce Jean Séquence en fit Tacquisition en partie l'an i283 : une autre partie fut achetée par les Chanoines du même Saint ^Merry, Seigneurs Censiers de ces lieux, l'an 1290. Trois ans après, le même Chefcier destina ces maisons pour loger certain nombre de Bonnes femmes veuves ce sont les termes du tems^, à lui réservée et à ses successeurs la garde, provision et administration de ce lieu de Sainte Avoye. Voilà ce qu'on en connoît de plus ancien. J'ai trouvé, depuis, les mêmes femmes mentionnées dans le testament de Jean La Pie, bourgeois de Paris, de l'an 1 3o2, en ces termes : Pauperibus mulieribus viduis circa Templum Parisius commorantibus V solidos. Nous apprenons ensuite par des Lettres du Chapitre de Paris de l'an i3o8, que dès-lors il y eut une Chapellenie fondée dans le nouvel Oratoire de cette maison, Capella seu oratorio de novo facta in dômo Bonarum Mulierum sitœ Parisiis infra Portant Templi in terra et dominio de Parochia Ecclesiœ S. Mederici. La fondatrice étoit Aalise, dite des Paveillons, veuve d'Yves des Paveillons, Valet de Chambre du Roi, laquelle assigna pour cela vingt livres de rente à prendre sur différens biens situés à Paris et aux environs, entr'autres prope adaquarium Matisconense in vico de Hucheta, chargeant le Chapelain qu'elle présentera au Chapitre de Paris, de prier Dieu pour l'ame de son mari; voulant qu'après que ceux qu'elle aura présentés durant sa vie au Chapitre N. D. seront décédés, la disposition du Chapelain appartienne au Chefcier de Saint Merry, qui y fera célébrer chaque jour par un de ses Prêtres. Enfin un acte du 5 Février i543 est intitulé : Collatio Capellœ de Reg.Ep. novo factœ in domo Bonarum Mulierum infra Portam Templi. Ces bonnes femmes étoient encore au nombre de neuf en cette maison vers l'an 1620, lorsqu'elles communiquèrent à M. Gui Houîsier, Curé de Saint Merry, leur Supérieur en sa qualité de successeur du fondateur, le désir qu'elles avoient d'embrasser une vie vraiment Religieuse. Ce Curé leur conseilla d'embrasser celle des Ursulines, comme la plus approchante de leurs observances. On y fit donc venir des Ursulines du faubourg S. Jacques, et elles promirent par un acte en forme de continuer de regarderies Curés de S. Merry pour les vrais et légitimes patrons et fondateurs de la

Maison de Ste Avoye, dont il seroit fait mention dans la Bulle et autres expéditions qui s'obtiendroient. En reconnoissance de quoi le Couvent feroit présenter chaque année à l'Offrande en l'Eglise de S. Merry, le jour de la Fête de ce Saint, un cierge d'une livre, auquel seroit attaché un écu d'or ; ce qui s'exécute, aussi-bien que l'article des prises d^habit et professions, que le Curé fait alternativement avec le Supérieur commis par l'Ordinaire. A l'égard des enterremens, le Curé les fait tous, et ceux des Pensionnaires, ou même des étrangers qui choisissent leur sépulture dans leur Eglise. Le reste des prérogatives du Curé de S. Merry est contenu dans l'acte dressé le 21 Décembre 1621, qui m'a été communiqué avec plusieurs autres par M. Artaud, Curé.

HOPITAL DE SAINT JULIEN, surnommé des Ménétriers, dont on rapporte les commencemens à l'an i33o, ou environ, et dont le Portail est véritablement de ce siécle-là. On peut en voir l'origine et l'histoire très au long dans Du Breul, et consulter M. Piganiol pour ce qui regarde l'entrée des Pères de la Doctrine dans la maison du Chapelain. '

Je remets à parler de l'Eglise de Sainte Colombe, qui se trouve être aujourd'hui sous le nom.de Saint Bond sur la Paroisse de Saint Merry, à l'article de l'Eglise de Saint Martial ou de Saint Eloi dont elle dépend, parce que cette Eglise de Sainte Colombe m'a paru avoir une origine plus ancienne que celle de Saint Merry.

Je renvoyé aussi à la description de la Banlieue de Paris l'article de BELLEVILLE, qui est une dépendance de la Paroisse de Saint Merry, quoiqu'elle n'y touche en aucune manière; parce que ce lieu est enclavé entre les limites des Paroisses de Saint Laurent, de Pantin, de Charonne et de Bagnolet, et qu'en partie il est composé d'un détachement de la Paroisse de Pantin.

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