ÉCOLE DES MÉCANICIENS
Les écoles théoriques et pratiques des mécaniciens et chauffeurs de la flotte , instituées par le décret du 24 septembre ^861 (art. 29 modifié du décret du 5 juin ^1856), sont établies à Brest et à Toulon , à bord du bâtiment central de la réserve , commandé par le capitaine de fré- • gâte commandant de la troisième catégorie, sous l'autorité supérieure du major de la flotte. . L'école de Brest est établie sur le vaisseau le Vulcain ( ancien Borda ) , servant tout à la fois d'école pour les mécaniciens et de caserne pour tous les ouvriers mécaniciens, charpentiers, calfats et voiliers qui attendent leur embarquement à la divi-
sion. L'ccole, malgrt^ sà réceole création , doonc déjà de très bons résultat. Les élèves y suivent des cours comprenant les inalières déterminées par le programme annexé au règlement du 24 août ^86^ , c'est-à-dire rarithmi^tir^ue , la géométrie, la mécanique j la physique , la description , le montage , la conduite t l'entretien et la réparation des machines.
L'école peut recevoir 180 élùves pour les différents grades de mécaniciens. La matinée est consacrée nui cours théoriques, fails par des officiers de vaisseau cl des premiers maîtres; raprt^s-mîdi, ils exéculenl sur VUrani^^ Appelée atelier centj'al de la réserve» tous les travaux de réparations possibles avec les outils embarqués sur nos navires de guerre , de manière à ce qu'ils soient toujours mis dans ^es conditions où ils seront à bord. En dehors de l'école, il y a environ 700 ouvriers casernes sur le Vukftm^qwi iravaiïtent aux réparations courantes des navires armés cl k Tentretien des navires ea réserve, tous ces navires n'ayant recours aux dîreclions des travaux du port que pour les réparalîons d'une certaine importance,
Wranie est une véritable école manuelle* La partie milieu du port a une toiture en zinc sous laquelle sont eeîïc forges de bord, quarante étaux et une ferblanterie ; sur Tavant est la menuiserie; sur rarriùrc se trouvent le magasin de dépOt des objets en réparation, celui des objets réparés, le bureau des écrivains d utetier et la chambre des tours. Sur rarriére de la batterie est la voilerie ; viennent ensuite la chaudronnerie , les macbines à percer^ Tatelier du charpcnlage et la tonnellerie. De chaque bord fionl des éUiblis pour 70 étaui ; sur rarriére du faux -pont se trouvent latelier du calfatage, le magasin du mécanicien el le magasin général qui a pour aunexe ta cale disposée à cet elTeL Avant que M. le vlce-ajniral comte de Gueydon eût pris posi^cssion de la préfecture maritime, tous les ouvriers de la division des équipages de la DoUe restaient sans travailler
quelquefois pendant plus d'une année, et oubliaient le peu qu'ils savaient en arrivant au service. Maintenant , au coq* traire, ils se perfectionnent dans Téiat qu*iis ont embrassé, tout en concourant aux réparations des navires de la flotte. C'est ainsi que la marine a bénéficié , en ^864 , de 08,^4 journées employées à la réparation de 7i navires admis ou en réserve.
Le capitaine de frégate commandant du Vidca^in et de VUranie , directeur, par conséquent, de l'école et de l'atelier central , a sous ses ordres plusieurs officiers de vaisseau, un aide - commissaire, un chirurgien - major, un chirurgien de troisième classe, et des maîtres de toutes les professions.
ÉCOLES DES GANONNIERS-IATELOTS et DES TIMONIERS.
Le principe de l'institution des canonniers- matelots , déposé en germe dans l'ordonnance du -18 janvier 4666, avait déjà été profondément altéré en 4792 , lorsqu'il fut complètement abandonné en 4826. Par l'ordonnance royale du 2) octobre 4837, on revint aux sages errements dont on s'était imprudemment écarté en 4792. H fut alors décidé que Tinstruction des canonniers-matelots se ferait à la mer. Deux corvettes, remplacées successivement, à partir de 4839, par les frégates V Amazone , la Vénus , VIphigénie , la Minerve et VUranie^ servirent de bâtiment école. Elles allaient de Brest à Toulon, et réciproquement, pour y déposer les canonniers ou prendre les marins à former au canonnage, et les exercices avaient lieu le plus habituellement dans la Méditerranée que l'on considérait comme présentant plus de facilité pour Tinstruction. Le décret du 5 juin 4856 a statué que les apprentis-canonniers recevraient leur instruction dans les compagnies de matelots-canonniers éta^ blies dans les divisions de Brest et de Toulon , et qu'ils la compléteraient à bord d'un vaisseau armé servant d'école d'application. Ce vaisseau est, pour Brest , le Lo\m XIY^
armé en i86l ; auparavant, il n'y avait qu'une école instal!i5e sur un vaisseau (i Toulon, Llnstruction donnée à Técolc porte naturellement (voir le Manuel du maielot-canonnicr marin) sur la manœuvre des dilTérentes bouches à feu empioyëcs daus la marine , à bord des bâtiments , daûâ les cmbarcationa ^ cl à terre , dans les compagnies de débarquement» 0ur l'exercice et le maniement ^ soit du ruslt , soît de la carabine, enfin sur le malelotage cl la manœuvre du bâtiment, principalement en ce qui concerne les difTérenls services auxquels sont appelés les chefs de pièces à bord des bt\timents. L'organisation de T école asâure à la flotte un recrutement annuel d'environ 70O canonniers qui » plact-s loul d'abord £ur le terrain où ils sont appelée fi agir plus tard» sont ainsi rendus aplcs à un bon service, le jour même de leur sorlie de Ircolc.
A bord du louis .V/rU y a auss^i une école de limoniers dont le ministre a autorist^ la crcaUon , par sa dépêche du 7 août ^S63, Le brevet de timonier y est délivré aux marins qui ont justifié d'une aptitude suffisante, et l'on y instruit, dans ce but , les sujets qui^ bien que possédant une ecriaîne inteiligcnce, sont reconnus impropres au canonnage. Ces dispositions ne sont exécutoires que dans les limites tracées par le décret du 1 août ^86ô et le règlement du 7 du même mois , en ce qui concerne la mode de délivrance des brevets , les épreuves h subir par les candidats et t'inslruc^ lion lliéorique et pratique à donner au\ ûpprcnlis-canonnicrs.