‹ Histoire de ma vie. Tome 2Chapitre 11 sur 85 · LETTRE VIT · texte numérisé non relu

LETTRE VIT

17 v,u;Jr:n ; ilii. 111 .uf:li:]i:T: 'S\

Bcurnonville m'a donné deux lettres de recommandation , l'une y.w le. chef ùf. hrigaile cnmmnndnnt le 10" piment dont jo fais partie; l'autre pour le général d'Harville, inspecteur général de la en valeric de l'armée de Mayencc. Il m'adresse ù eux comme le petlt-flls du maréchal de Saxe, notre moilileàtoui, dit-il; il deraunde pour moi de l'emploi, d'abord comme ordonnance, et ensuite suivant In partie à laquelle ils me trouveront prapre. Il me ^commande aussi fortement au chef de brigade et lui dit qu'il lui tiendra compte des égards qu'il aura pur moi. Tu vois que mes affaires sont en bon train, et qu'avec de pareilles recoin mandations je ne moisirai pris dans les casernes. Il leur dit, pur exemple, que ma famille m'entretient et que Je n'aurai pas besoin d'appointements. Ce n'est pas ce qui m>i p:,ni le. f:lus ; rai 1 lioiiï ne v:ini>'f? fias riches , r-t je vais te couler de l'argent. Espérons pourtant que je ne tarderai pas a vivre de mon travail ! Ne inîs [>l,:î inquiet!! , nui bonne mère . et crois ;iiupeuHtre bientôt tn entendras parler de mai.... Je

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CHAPITRE iinraÈMR. 4i v:iis chez M u ri na \, qui ri:';i irremis 'lr .n'aiiiirvuihi' en moins de huit jours A lever des plans et à me servir de la planrhi:tti\ Cela [j(m»ra m'étre mile là-hos.

Adieu, je t'embrasse de toute mon àme.

LETTRIÎ VHI

iïl lOlilrmir.ij:' s:i Vf[ f.irlotli-p oh;.

Je rais ce matin chez mon capitaine Cousstau [<ptil s'appelle), et je me rendrai avee lui au bureau de lu guerre pour faire prolonger ma feuille île route, afin d'arriver vers le ao a Bruxelles. SI je voulais faire iei des recrues pour le répimcnt , je ferais fortune; car, dans les promenades, an spectacle, dans les rues, 11 vient a tout moment des jeunes gens me demander le nom de mon régiment et comment on fait pour y entrer. Il n'y a rien de tel que le bon exemple. Dans les premiers jours tous tremblaient; aujourd'hui tous veulent partir. Mon uniforme, qui est extrêmement joli , en séduit im bon nombre. Il consiste en un dolman vert gansé, galonné, boutonné de toutes les manières ; le collet et les revers sont cramoisis, la toque hante, noire et rouge, le panache idem. J'ai acheté un joli sabre a la hussarde, qui m'a coûté trente-trois livres. Je dine nu-

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a iN.-ïomii m. il a viK.

jourd'hui chei madame de Nanteuil dans tout mon appareil ; elle veut me faire rencontrée avec un jeune homme qui désire entrer dans mon régiment. Nous partirions ensemble pour Bruxelles, cela me ferait un compagnon do voyage. T.e journal disait ces jours-ci que les maisons les plus considérables de Bruxelles s'étaient cm pressées de faire entrer leurs cnt'n.Titi dans le 10' rc»i:i:c!iv eu |i.ir;-.isun il;ms cette ville. Ainsi t» vols, ma bonne mère, o.ue je serai ovnisc i-oiT!l;.'iL"'iii' q'-ie je ™ lr

des congés pour faller voir. Et puis tu sais bien qu'il n'y a que les sots qui ne se tirent pas d'affaire st. qui ne ht rnKUnt lii'ii- il rie;:. — M;:ilann: la Mavlière eerit à. M. Perrin que le père Deschartres fait ee son violon , ce qui ne m'empêche

pas de l'embraser de tout mon cieur, et toi, ma

liiiniii' -VÀ-W. ii' t.'.- si-rri- ll'i'Il L;::j,!j cinent ilims IHC-! Iras de solda'. Je cuirs v'-f. M. C. ms-eau, r;ir tu

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. . c'est blesser toutes le* li.is Que le l'clic b son mpHriae 1 .

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