‹ Histoire de ma vie. Tome 2Chapitre 51 sur 85 · CHAPITRE DIXIÈME. 1 n · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIÈME. 1 n

de fort* contre ta souffrance, Je vols que ton existence est empoisonnée par des inquiétudes continuelles et excessives. Mon Dieu, que tu te forges de chimères effrayantes ! Ouvre donc les yeu* , ma chère mère, et reconnais qu'il n'y a rien de si noir dans tout cela. Qu'y a-t-il donc ? Je pars pour Thionville, cité de l'intérieur la plus paisible du monde, emportent l'amitié et la protection du génial, qui me recommande au chef d'escadron. Je ne pourrai doiffi sortir de là que par son ordre, et ne serai pas libre d'aller affronter ces hasards que tu redoutes tant 1 . Que ne puis-je faire de toi un hussard pendant quelque temps, afin que tu voies combien il est facile de l'être, et quel fonds d'iusouetanec pour soi-même est attaché a cet habit-la I Sais-tu comment je vais quitter Cologne 1 Dans les larmes ! Non : il faut rentrer cela, et s'en aller dans le tintamarre d'une fête. Quand j'ai annoncé mon départ à mes amis, tous se sont écriés: .. II faut lui faire une conduite d'honneur. Il faut nous griser avec lui à son premier gtte et nous séparer tous Ivres, car de sanj;-frold ce serait trop dur. » En conséquence vol lu qu'on équipe pour Bonn trois cabriolets, deuï birouohtes et cinq chevaux de aelle.

' H le trompait, il atail fnrré de la tromper.

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Non -seulement je serai escorté par note tablée, il, iii tui'Oro par un jeune ofiiiiiT irinfaiiti'rii' l'^< ri-, Parisien charmant, et qui a reçu une excellente éducation ; par Maulnoir, par les secrétaires du gé-

considératton à la bande joyeuse et l'empêchera d'être arrêtée pour tout le tapage qu'elle se propose Se faire. En vérité, ii est doux d'être aimé, et tu vois bien que le rang et la richesse n'y font rien. L'affection ne regarde pas a cela, surtout dans la jeunesse, qui est l'âge de l'égalité véritable et de l'amitié fraternelle.

Mous sommes déjii une vingtaine, et a chaque instant mon escorte se recrute de nouveaux convives, Cette ville est le centre de réunion de tous les employés de l'aile gauche de l'armée du Danube, et parmi eux 11 y a une foule déjeunes gens excellents. Je suis lié avec tous; nous nageons ensemble, nous faisons des armes, nous jouons an ballon, etc. Compagnon de leurs plaisirs, ils ne veulent pas que je les quitte sansadieus solennels. I! n'est pas jusqu'il l'entrepreneur des diligences, jeune homme fort aimable, qui ne veuille être de la partie et prêter gratuitement ses cabriolets et ses birouebtes. Je serai gravement à cheval, et je crois que si Alexandre fit une glorieuse entrée dans Bobylone, j'en ferai dans Boun une plus joyeuse.

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CHAPITRE DIXrôMR. US A propos de nager, j'ai traversé deux fols te fameux Rhtn a la nage. Il était bien froid et bien rapide, Ainsi je Toi affronté de toutes les manières, ,(.,■ il n'y ;l pas hiipicmps f|cc je. .c t-avii-nis mit la glaee.

Je pars après- demain. J'en suis à l'article cruel (les adieux. C'est demain que je la verrai pour In dernière folsl Voila l'Instant qui! je redoutel Une bande d'étourdis m'iillniC après pour souper, nlin d'y prendre des mesures pour In cavalcade du lendemain. On dira mille extravagances , ou se mo- ■: 1 1.1 . :i n ift mon ,-iir cuiist[::-iiij, cl: il rmidjM ïirs; priur cacher mon secret. Allons ! la volante viendra à mon aide, et le vin aidant, je m'cïourdirai sur mon Chagrin. Mais le lien ne pourra sortir de mon erenr, tant que tu n'auras pas fait un effort pour te consoler. Je l'écrirai en voyage. Je t'aime et je t'emhrnssc de toute mon (me. Bien des amitiés a Descharti es et à ma bonne.

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