‹ Histoire de ma vie. Tome 2Chapitre 83 sur 85 · LETTR1Ï · texte numérisé non relu

LETTR1Ï

Je savais dfcj.L, ma I.oimu mire, que inius allions être remplacés a Turin par Jourdan , «I le général , pur avoir des détails sur ce remplacement, nous

SfiO HISTOIRE DE MA Ï!E.

avait envoyés avant-hier a Milan, Morin et moi , auprès du général M'asséna. Nous sommes revenus ce soir avec une répo ose très- satisfaisante. Masséno, après noua avoir tres-blen reçus, nous chargea de dire au général Dupont que, dans le cas où il qutt-

rade, et employé de la manière la plus convenable. Par conséquent, si la guerre recommence, comme Masséna l'a dit pendant le dîner, nous Irons probablement commander une division. Tout cela m'arrangerait parfaitement , car jamais je n'ai été si avidade combats et de gloire, Puis, tout bien considéré, c'est un sol métier que le notre quand on ne se bat pas. Quand nous ne tuons personne, on a toujours l'air de nous demaoder ce que noua faisons de nos sabres et de nos uniformes, et nous sommes regardés comme les êtres les plus Inutlles-de la société. Mais cent bouches d'airain, cent bataillons viennent-ils menacer notre territoire, bien vite on nous proclame les vengeurs, les soutiens, les héros de la France. Nous sommes comme les manteau); , dont on se sert quand on voit venir la pluie, et qu'on oublie quand il fuit beau.

j'ai ri'h-M»ï: Milan tiicri d, firent de m qu'il était n mitre pifinier -inssiite. Ce r:Yst [dus cette ei:é effrayée et Incertaine de son sort, ces rues désertes, ces* habitants consternés. C'est l'image de l'abondante, lia lusi" <■'- tifi li'iiiïirH. [.[ cimr-L fïI lirill'inl

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

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I.c.î li;ils Mi.it s-.ipi "'.îcr.. cl n M Irm ;::ot:inn: à l'n:is. 1rs émigrés sont enchantés de venir respirer l'air natal. I')n donr.'.it a:i »rai:J '.Lretrc ît Ih'bier de Siviilt de Faesicllo. J'en ai été enchanté. Le morceau (|ue «liante Almaviva déguisé en maître de mi^iijne fit une mélodie ravissante. Le quinqut dans ii>f]i:p's on envoie t!a=i!c fi/ (c((rj est d'u-,e rinhrîw d'harmonie et d'un effet remarquables. Je conçois r-iSintciiEiiï (Mniinoiit ;r.i \.;-.:ï.-v -ur l'i ■inui nvi- I ::(.[:. et ; l ~ i n C è L : ( -.-i qup les ci: m Emi s tu? m: uniment [>as la peine de jouer pour arriver à de pareilles beautés.

A notre retour, le général m'a questionné longue, ment Sur notre voyage. C'était une joie Incroyable dons la maison de nous revoir. On avait fait courir le bruit que nous ;nioas étf ;L-«;isimés sur la rente. Ed effet, elle est fort dangereuse, et la veille de notre passage , il y avait eu deuï voitures attaquées et pillées, et nu courrier tué. Pions avions pria, Moriu et moi, de vigoureux moyens de défense, lïahml iti'liv w ihiff i'hii uni' <<nln::p lUvtiuv.'rti-, d'où nous pouvions voir venir, et très-élevée, de manière à pouvoir surveiller la route et les postillons. Ensuite nous avions ebacun nu fusil a deux coups eliargé a baîles et à chevrotine», deux pistolets et nos sabres. Toutes ces précautions ne furent

point Inutiles. A Buffalora , le maître de poste fit difficulté de nous donner des chevaux, disant que nous serions atténués. Il était ouïe heures du soir. Nous ne Humes compte deses frayeurs, et nous parles hautes haies qui hordent la route, Je vis distincte, ment des hommes qui on sortaient par un |>.iiïa>'.e droit, Aussitôt je me lève et Je les couche enjoué, Morin en fit autant, et notre conteuanec effraya les autres, que nuus vîmes apparaître et disparaître au même Instant. Ils sont plusieurs bandes assez bien organisées, mais pas encore uguerrles. Si on les laisse faire, ils vous attaquent en plein Jour. Si on ne les craint pas, ils fuient dans les ténèbres,

habitants soient des brigands, et ponrtant ce sont tiïiii d-L& priv^iES d. mO:ii^- 1^"= li-'.li' :;iits '.k^ viil;i-i s, et ils font souvent leurs coups a la porte de leurs

Tu me grondes d'avoir été si longtemps sans t'ccrlre. Je n'y comprends rien. Jo 11'ui point passé vingt-sept jours sans te donner de mes nouvelles , et je t'ai écrit le surlendemain de la bataille. Au reste, en un mot comme tu cent, ne sois jamais inquiète de moi. Jamais il ne m'arrlve rien de fâcheux. C'est un principe.

Ailieu. ma'DOmierr.h'e, je l'aime cl je t'embrasse

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